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vendredi 16 janvier 2009 à 15H00

À propos de l'Oncle Steve, la vie, la mort et une certaine Pomme

steve-jobs.jpg

La nouvelle de la maladie de Steve Jobs a pris plusieurs observateurs par surprise, bien que les plus astucieux avaient déjà deviné par le ton sibyllin du communiqué de décembre dernier qu'il y a avait anguille sous roche. Voici donc le moment où il faut commencer à envisager Apple sans Steve Jobs.

Avant toute chose, nos pensées vont à l'homme, comme à d'ailleurs tous les hommes et les femmes qui sont malades. Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade, disait Yvon Deschamps. Affirmons plutôt, que l'on soit riche ou que l'on soit pauvre, la maladie, on pourrait s'en passer.

Mais cette absence que nous espérons temporaire met en lumière l'importance démesurée que certains accordent à Steve Jobs. Oui, démesurée. N'ayons pas peur des mots.

Il est vrai que lorsque Steve Jobs est revenu dans le giron d'Apple, après un bannissement de quelques années où il a fondé les sociétés Next et Pixar, la compagnie était dans un piètre état. Je me souviens d'un MacWorld où même les «rha rha rha» d'un «cheerleader» comme Guy Kawasaki ne parvenaient plus à soulever l'enthousiasme des fidèles.

En quelques années à peine, Jobs a réussi à relancer Apple, en introduisant coup sur coup le iMac première édition, les MacBook première édition et le iPod. Le tout suivi du Mac OS X. Des coups de maître. Et que dire de la boutique iTunes qui est parvenue à faire fléchir les majors du disque.

Mais entretemps, Jobs a réussi aussi à combler les attentes de plusieurs observateurs en renouvelant son personnel aux postes clés. Et c'est ainsi qu'il faut voir Apple aujourd'hui. Une société crédible, dont le grand patron et co-fondateur, incroyable vendeur et visionnaire de génie, est en congé mais qui continue de fonctionner du fait de la grande compétence des personnes que Jobs a engagé au cours des dernières années.

Et l'après Steve Jobs, puisqu'il faut en parler? Ça ne fait pas trop peur. J'ai confiance en Apple. Cela dit, il faudra bien trouver un nouveau super vendeur pour remplacer Steve Jobs. Car rien ne vaut les présentations réalisées dans le cadre des grandes messes dont Apple a le secret pour générer du buzz autour des produits.


par Michel Dumais



VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 6 commentaires


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    Mario a dit le 16 janvier 2009
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    Apple possède déjà une stratégie pour « générer du Buzz autour des produits ». Je suis convaincu que l'équipe de direction était consciente qu'en même temps que Steve laissait la première place sous les projecteurs à ses coéquipiers, l'abandon du Macworld était l'occasion de passer à autre chose. J'ai bien hâte de voir quelle sorte d'événement supportera les prochaines annonces, mais je parie que ce ne sera pas de simples annonces dans les fils de presses.

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    Machin moche a dit le 16 janvier 2009
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    Steve Jobs est malade et puis ? La terre va-t-elle s'arrêter de tourner ? Non !
    Personne ne se réjouit du mauvais état de santé d'autrui, mais on s'entend-tu qu'ont s'en fout pas mal.

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    Robert a dit le 17 janvier 2009
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    Je ne crois pas qu'on s'en fout tant que cela que Steve Jobs soit malade et puisse ne plus être au guide d'Apple. Jobs a réussi à ramener à l'avant scène Apple après une énorme traversée du desert et une mort annoncée. Depuis son retour, il a su identifier des produits qui sont aujourd'hui des produits phares. Il ne les a pas inventés mais a su les identifiés et les vendre. Steve a toujours été un très grand vendeur et maintenant que les postes clés d'Apple sont occupés par des gens très compétents, son départ temporaire de 6 mois va permettre de mettre ces gens de l'avant et ainsi de faire la transition vers une société moins Steve Jobs.

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    etouelle a dit le 18 janvier 2009
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    Ils pourraient faire comme castro, enregistrer des messages quand il est encore en vie et nous les faire jouer pendant 5 ans apres sa mort :D Il pourrait donc devenir le prochain Elvis ce serait génial ??? :)

    En fait on s'en fout pas mais un peu tout de même si Apple ne tient qu'à une seule personne cette entreprise est alors overated. Mais j'en doute et j'ai de la misère à croire que toutes les innovations des dernieres années sortent toutes de la tête du dirigeant. J'ai confiance au staff en place et la base est très bonne.

    Quand le gourou d'une secte meurt, la secte a de la misère a lui survivre mais dans le cas de apple j'ai bon espoir :)

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    Bruno a dit le 18 janvier 2009
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    Des fois j'ai honte des êtres humains, après avoir lu certains de vos commentaires!

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    Sergesouszero a dit le 19 janvier 2009
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    Steve Jobs n'est pas qu'un bon présentateur ou un visionnaire de génie, c'est aussi la force motrice derrière Apple. C'est lui qui fait qu'un peu tout le monde dans l'entreprise sait qu'il doit en donner un peu plus, ne pas se contenter du minimum. C'est son souci maniaque de la perfection qui pousse tout un chacun chez Apple à se dépasser, à se demander, lorsqu'un projet semble terminé, s'il est possible de l'améliorer encore un peu plus.

    S'il doit quitter le bateau pour de bon, Steve Jobs devra faire plus que passer le flambeau à son successeur. Il devra lui insuffler cette volonté, ce désir de toujours aller plus loin dans la recherche de la perfection. Grosse commande.

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