Une blogueuse connue sous le nom de Somona Amisano a mystérieusement disparue au début de cette année après la publication d'un billet l'accusant d'utiliser une fausse identité, créant tout un émoi auprès de blogueurs et d'utilisateurs de Twitter.
Linda et Frédéric sont des noms fictifs utilisés afin de protéger l'identité des personnes derrière le personnage de Somona Amisano, à leur demande.
Dans son billet La chute d'un personnage, Geneviève Labadie a mené une enquête qui a suscité de vives réactions. Elle a mis en doute l'identité de la blogueuse Somona Amisano avec des preuves et en faisant des liens entre différentes identités, dont celle de Linda, la véritable épouse de Frédéric.
«C'est coulé dans le béton, je n'invente rien. (...) En disant rien, je devenais quasiment complice.», a-t-elle déclaré par téléphone.
L'avocate de la défense en droit criminel, VeroRobert, croit pourtant qu'il ne s'agissait pas de la meilleure solution. Elle s'est expliquée par l'entremise de Twitter:
«Quand on suspecte un acte criminel, on laisse la police faire son boulot. En se prenant pour des flics et en publiant nos soupçons, on ne fait que miner la réputation des gens, peut être à tort.»
Personne n'a parlé de vive voix ni à Somona ni à Linda. Toutes les communications professionnelles sont passées par Frédéric, que les individus l'ayant vu ont décrit comme étant un grand homme blond au corps svelte. Toutes les personnes questionnées qui ont fait affaire avec Frédéric ont mentionné que l'homme parlait beaucoup de l'influence de Somona Amisano, de son passé de vedette de l'industrie de la pornographie, de son réseau exceptionnel incluant ses liens avec le créateur de Playboy, Hugh Hefner, etc. Beaucoup de promesses ont été faites selon les gens interrogés, des paroles qui ont été prises à la légère pour plusieurs, mais qui n'ont jamais été remises en question par d'autres.
C'est surtout Josianne Brousseau qui dit avoir été flouée par Frédéric tel que décrit dans son billet Et la nouvelle année est commencée...
La blogueuse infidèle Mariposa a quant à elle déclaré:
«Je n'estime pas m'être fait arnaquée, mais le travail effectué ne valait pas les 300 dollars investis.»
Somona Amisano faisait beaucoup de pression pour que les blogueuses migrent vers la plate-forme Web Féminin dont elle s'est faussement attribué le mérite à quelques reprises.
L'entrepreneur derrière Web Féminin, Jean-François Cloutier, a dit qu'il a contacté Somona Amisano parce qu'elle écrivait bien, sur de nombreux sujets et à une fréquence intéressante pour son projet. Elle était blogueuse, mais ne recevait aucune forme de rémunération pour l'instant.
Dans son plan à moyen et long terme, Jean-François Cloutier envisage la «monétarisation» du contenu pour les blogueuses sous Web Féminin par des programmes affiliés ou des commandites. Il a d'ailleurs expliqué sa vision à Frédéric en démontrant la force de sa plate-forme avec quelques mots-clés dans Google.
«Frédéric était conscient que le véhicule que représente Web Féminin peut être très payant.», a mentionné Jean-François Cloutier.
Pourtant, selon Frédéric, Somona Amisano n'est qu'une marque commerciale, un personnage inventé pour vendre du rêve. Frédéric a soutenu que toutes les démarches professionnelles ont été faites avec lui et qu'il possède tous les droits des photographies qui ont été utilisées.
Frédéric a dit qu'il n'a «aucune obligation de raconter la vérité aux gens sur les réseaux sociaux, surtout dans le monde adulte.» Quant au blogue de Somona Amisano, Frédéric a précisé qu'il souhaitait le fermer depuis plusieurs mois, inventant un cancer du sein au personnage en souhaitant la faire disparaître.
Pourtant, aucune des personnes ayant eu un contact avec Frédéric n'avaient été informées de la mise en scène autour de Somona Amisano. Frédéric s'est défendu en disant qu'il n'a simplement «pas eu l'occasion de leur en parler». Frédéric a ajouté :
«Si ça peut faire comprendre quelque chose aux gens, c'est que les réseaux sociaux sont bourrés de choses comme ça.»
Frédéric a aussi mentionné qu'il n'a aucun souvenir d'avoir créé la fiche à laquelle Geneviève Labadie fait référence dans son billet et qu'il n'est pas impliqué ni dans le site ni dans le compte Twitter Les Magouilleurs tel que soutenu par la même blogueuse.
«On ne veut pas de trouble», a-t-il conclu.
Photographie: Public Domain Photos / Emilian Robert Vicol
par Josianne Massé
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Paul Laurendeau
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