Le web 2.0 souffre de son incapacité d'argumentation et de son immaturité. Les réactions précipitées s'enchaînent alors que le tout offre davantage un spectacle qu'un quelconque avancement d'un débat ou une réelle référence pour les autres.
Le chroniqueur de BangBang et directeur du développement des nouveaux médias de Voir, Simon Jodoin, a publié le Lexique à l'usage de ceux qui souhaitent comprendre les stratèges du marketing web et experts consultants en médias sociaux.
Il y propose de courtes définitions de termes communs dans le monde du web 2.0. Par exemple, consultant devient «quelqu'un qui consulte Wikipedia à votre place pour vous en rapporter les contenus» et l'intelligence collective est décrite en partie comme étant «l'équivalent de consommation de masse».
Sur Twitter, Simon Jodoin a ajouté: «Les médias sociaux, ce n'est pas un média, c'est un comportement» et «Monarchisme 2.0 => "Le média, c'est moi."».
Malgré les débats soulevés par Jean-François Codère, Nathalie Petrowski ou Lise Bissonnette, sans compter les personnes à l'intérieur du milieu relié au web qui osent confronter certaines idées, on n'en sort avec aucune conclusion satisfaisante et beaucoup trop d'insultes. C'est un problème récurent, les adeptes du web 2.0 sont souvent à cours d'arguments, trop émotifs quand vient le temps de débattre d'un point de vue et impulsifs.
Certes, la réputation des stratèges, gourous, spécialistes et experts est ébranlée par les propos de Simon Jodoin mais existe-t-il une personne avec suffisamment d'expertise et de discernement pour soutenir un débat autrement qu'en pointant l'ignorance ou l'incompréhension du phénomène par son interlocuteur?
par Josianne Massé
Je trouve que le problème se résorbe, si on le place dans une perspective, disons, quiquennales. On va y arriver, à cette civilité que vous méritez pleinement, Josianne...
Paul Laurendeau
Je crois que c'est un phénomène de société. Ce que l'on observe sur le Net est tout simplement le réel reflet de ce qu'est "le peuple". Protégé par l'écran de l'ordinateur, l'insulte est facile puis pourquoi prendre le temps de penser quand le Net le fait pour nous.
On vit à l'ère du fast-food, tant au niveau nourriture qu'au niveau intellectuel. La loi du moindre effort prend de plus en plus de place, hélas!
J'élabore un peu plus sur mon blogue...