Hier, de nombreuses personnes ont commenté un vieux texte de Richard Martineau dans lequel il critiquait ouvertement Pierre Karl Péladeau et Québecor.
Le 18 novembre 2009, pratiquement un an jour pour jour, j'écrivais Le pire journaliste du Québec?. Plusieurs blogueurs, twitteux et quelques médias s'attaquaient alors au journaliste Richard Martineau. Ce fut encore le cas hier alors qu'un nombre important d'internautes a tweeté et retweeté le billet Les vautours publié par Richard Martineau sur Voir.ca le 29 avril 2004. Pourtant, Richard Martineau y tient le même genre de discours qu'aujourd'hui en se faisant le défenseur de «nos taxes» et en se positionnant contre la bureaucratie. Même s'il n'attaque plus directement son employeur pour des raisons évidentes, on ne peut pas vraiment l'accuser de changer son fusil d'épaule lorsque l'on s'attarde à l'essence de ce qu'il y dénonce.
Twitter s'est tout de même enflammé, les gens s'empressant de traiter Richard Martineau de plusieurs noms, des qualificatifs qu'on a aussi donné à Joël Legendre après qu'il ait accordé une entrevue au Journal de Montréal. Sur Twitter, si l'on ne prend pas toujours position comme le groupe, on est forcément polémiste ou de mauvaise foi.
Ce que les blogueurs et les utilisateurs de Twitter devraient retenir de ce débat entre journalistes à la défense de leur média n'est pas qui a tort ou qui a raison dans cette jungle de l'information, mais plutôt qu'il vaut toujours mieux s'informer à plus d'un endroit et pas sous le même «empire» quel que soit son nom. Peu importe le média, si l'on ne s'abreuve que d'une source, on s'expose inévitablement à une information teintée d'une certaine couleur. Tous les médias appartiennent à une entité économique et ils ont tous comme mission d'informer la population selon un agenda qui leur est propre.
Alors devenez polygames, polygames de l'information.
par Josianne Massé