Hier, le décolleté d'une jeune Québécoise a secoué une partie de la twittosphère.
Tout a commencé avec le commentaire de David Mongeau-P qui a écrit : «Ça semble important pour toi de montrer ta craque dans ta photo Twitter!» adressé directement à Marilyne, connue sous le pseudonyme lachialeuse. Après un échange de quelques tweets entre les deux internautes, la twittosphère a immédiatement saisi l'opportunité de parler de craque avec ce qui aurait pu rapidement devenir une nouvelle tague, un phénomène issu d'un commentaire probablement lancé trop vite. En plus des quelques jeux de mots typiques à ce genre de situation, il y eut un véritable vent de sympathie pour la craque de Marilyne qui n'en demandait pas tant. C'est d'ailleurs avec un appel au calme qu'elle est parvenue à reprendre le contrôle de la situation et à mettre un terme à ce mouvement naissant.
Cette histoire est en apparence banale. Toutefois, c'est le comportement de Marilyne dans ces récents évènements qui mérite d'être souligné.
Marilyne n'a pas cherché à bénéficier de la situation d'une quelconque façon. Elle s'est tenue plutôt à l'écart, tenant le rôle d'observatrice, changeant sa photo de profil temporairement, commentant une ou deux fois, puis ramenant l'ensemble des gens pour réussir à arrêter les tweets sur le sujet. De plus, ses tweets sont maintenant protégés.
Les exemples de jeunes qui perdent le contrôle de leur identité numérique à cause d'un manque de réflexion sont nombreux. L'histoire de Marilyne ne sera certainement pas étudiée ou détaillée dans un livre, on l'oubliera demain. Toutefois, elle pourrait montrer à d'autres utilisateurs des réseaux sociaux qu'il est possible de faire preuve d'intelligence et de réserve avec une touche d'humour, sans perdre son jugement au profit d'un désir secret de célébrité.
par Josianne Massé
ehehehe crime c'est tranquille dans la blogosphère pour faire un article sur un fait anodin dans la twittosphère.