On dit souvent aux gens de faire attention à ce qu'ils écrivent sur Internet. On leur dit aussi qu'ils sont responsables des commentaires que les autres laissent suite à un billet. En voici un rappel apparemment nécessaire.
Le 18 avril dernier, l'auteure du blogue Mots de tête a écrit un billet titré Pascale Lévesque dans lequel elle écrivait:
«Quelqu'un peut me dire ce qui s'est passé avec la face de Pascale Lévesque? Je sais pas là , mais on dirait qu'elle est sur la cortisone pis que sa face fait de la rétention d'eau. Sur son profil Twitter, elle se décrit comme étant sexy; moi j'écrirais plus "sosie de Johanne Blouin". Quelque chose du genre. Quand c'est rendu que j'écoute Big Brother juste pour halluciner sur sa tronche, c'est parce que c'est quelque chose.»
Par la suite, les gens ont laissé des commentaires parlant de karma, d'«overdose de Big Mac» et de botox: des remarques mesquines et gratuites sur l'apparence de Pascale Lévesque, des propos discriminatoires dépassant largement les taquineries.
Pascale Lévesque a répondu directement sur le blogue:
«Pas de Big Mac ni d'overdose de sucre. Juste deux hospitalisations longues et pénibles et beaucoup, beaucoup de médicaments qui ont fini par me sauver la vie. Je suis désolée de vous l'apprendre, mais si mes joue ont grossit de façon exponentielle, il s'agit effectivement de l'effet secondaire de la cortisone.(...)»
Les gens s'excusent, mais se surprennent d'être pris sur le fait. Pourtant, Pascale Lévesque est très active sur le web. Elle a son compte Twitter et son blogue. Et même si ce n'était pas le cas, comment pourrait-on se surprendre qu'une personne remarque une information accessible à tous?
Selon Pascale Lévesque, il y a deux façons de réagir face à de tels comportements:
répondre à ses détracteurs ou les ignorer. Comme Pascale m'a dit ne jamais avoir été le genre de personne à opter pour la deuxième option, elle a choisi de répondre à la blogueuse.
«Quand quelqu'un parle dans ton dos, c'est toujours plus le fun de le pogner sur le fait,» m'a-t-elle souligné.
Cette histoire me fait penser à celle de Jean-Luc SansCartier. Dans les commentaires d'un billet de son blogue, les gens se sont mis à parler d'une autre personnalité québécoise et de présumées anciennes copines et connaissances de l'artiste ont commencé à laisser glisser des détails croustillants de la vie personnelle de cette personne. Jean-Luc SansCartier avait alors reçu une mise en demeure et il a dû effacer tous les commentaires d'un billet.
Les blogueurs n'échappent pas aux lois. Certains contenus peuvent engendrer des poursuites judiciaires. Il est parfois bon de se rappeler que l'on ne peut pas tout écrire au nom de la liberté d'expression et que ce qu'on écrit peut toujours être lu par les principaux intéressés.
par Josianne Massé
Bravo pour ce billet. C'est une notion (de base) bien trop ignorée que l'internet n'est pas un bordel permettant de dire n'importe quoi sans conséquences. Partout sur le Web 2.0, les gens crachent un fiel inutile et souvent sans fondement sans se rendre compte que passé leur écran, il y en a des millions d'autres qui peuvent voir leurs commentaires.
Josianne, tu as totalement raison. C'est un bel exemple de dérive de la soi-disant liberté des citoyens de dire tout et n'importe quoi. Le jugement est quelque chose qu'on doit utiliser chaque jour, chaque fois qu'on a le privilège de prendre la parole. Ça vaut aussi pour le blogue La Clique du Plateau et plusieurs autres.
Bravo pour ce message..
En effet, les gens se servent de l'Internet pour transmettre leur "venin" et leurs frustrations. Mais, effectivement, il est préférable de se "tourner la langue 7 fois..." car le fait d'écrire quelque chose engage une responsabilité de l'écrivain..
Bon premièrement, la curiosité, c'est quelque chose de normal. J'avais constaté moi même un changement chez Pascale Lévesque. Je me demandais pourquoi et je ne devais pas être le seul.
Cependant, la manière de procéder de l'auteure du blog visé, est par contre inapproprié.
Sur un blogue, ce n'est pas comme discuté entre amis en privé. Sur internet on laisse des traces. C'est toujours surprenant de voir que des gens ne semble pas s'en rendre compte. Même si un blog n'est pas lu par beaucoup de gens, il existe toujours des possibilités que la personne visé l'apprenne, même si c'est infime.
Enfin, il faut aussi donner la chance au coureur. L'auteure du blog en question s'est trompé pour ce cas précis. Ça ne veut pas dire qu'elle a déjà fait le même type d'erreur dans le passer.