Récemment, on me disait que LinkedIn ne s'adressait pas vraiment aux jeunes. Considérant la forte proportion de jeunes cherchant à se créer un réseau à l'image de leurs parents ou de leurs tantes tendances, je me devais d'aborder ce sujet.
J'ai donc rencontré Nathalie Rochefort, consultante en intégration sociale, pour discuter de l'utilisation de LinkedIn par les jeunes. À ce sujet, elle m'a dit:
«Un jeune qui rentre sur le marché du travail ou qui fait des études supérieures devrait être sur LinkedIn parce que ça lui permet d'avoir accès à un paquet d'informations et aussi à un réseau professionnel qui peut l'enrichir.»
Elle y voit un outil merveilleux pour diffuser un curriculum vitae comprenant des emplois d'été et leurs références. Elle m'a aussi parlé de la possibilité de mentorat déjà structurée sur LinkedIn, mais elle constate qu'on n'y voit pas encore tous les corps de métiers que l'on peut retrouver en formation professionnelle.
Selon Nathalie Rochefort, le fait que LinkedIn est circonscrit dans un cadre plus professionnel que personnel permet d'éviter les déraillements quant aux comportements pouvant nuire à la vie professionnelle. La gestion de la présence web demeure d'une grande importance pour Nathalie Rochefort et elle croit que les jeunes devraient être davantage renseignés quant à la protection de l'image web à long terme. Cette responsabilité incombe autant à l'école qu'aux parents selon elle.
«Ça va amener un certain nombre de personnes à définir leur image publique dès qu'ils sortent de la maison. Je ne comprenais pas pourquoi ma mère se changeait pour sortir de la maison ou se maquillait systématiquement quand j'étais petite. C'était impeccable, tout le temps. Avec Facebook et Twitter, maintenant on comprend. Ton image se ramasse sur le web comme ça.» m'a-t-elle dit en claquant des doigts pour appuyer ses derniers mots.
Et cette image influence la recherche d'emploi comme l'indique Jean-Charles Condo.
Questionnée sur le même sujet, Aurélie Alaume, blogueuse et agente aux communications au SAJE, semblait moins enthousiaste, préférant elle-même Twitter à LinkedIn. Pourtant, elle voyait l'intérêt de s'y inscrire au niveau de la visibilité des moteurs de recherche.
Récemment, sur Twitter, 1aurence a écrit : «Ma petite soeur de 10 ans est sur LinkedIn. Je suis tellement en amour!». Si cette action vient principalement de l'acceptation à une invitation lancée, il reste qu'une présence sur un réseau comme LinkedIn permet aux jeunes de contrôler leur image professionnelle tout en conservant des liens avec d'anciens collègues et patrons. Imaginez le réseau que vous auriez aujourd'hui si vous aviez commencé à utiliser LinkedIn à l'adolescence.
par Josianne Massé