Parfois, même quelques mauvaises utilisations du participe passé ne parviennent pas à nous empêcher de tomber sous le charme d'un blogue. Ce qui fait la force de celui-ci est son auteur, Mon'oncle ti-guy, un blogueur camionneur gai.
En lisant la description de Mon'oncle ti-guy, on pourrait croire que le personnage prédomine:
«Je raconte de meilleures histoires que ton «mononcle», je suis plus «tannant» que ton ptit frère, moins vieux que ton grand-père, je cuisine mieux que ta mère, je suis plus affectueux que ton chien et moins jaloux que ton ex!»
Pourtant, lors d'une entrevue téléphonique, Guy m'a dit:
«Mes textes sont basés sur 90% de mon vécu, mais je fais le choix de ne pas nécessairement rapporter tous les détails de ma vie privée.»
Guy a passé une partie de sa vie à Toronto, il a blogué en anglais à partir de 2004 et à son retour au Québec, il a décidé de bloguer en français. Il habite maintenant en région, ce qui semble influencer grandement ses motivations pour écrire:
«Si j'ai la chance de contribuer à réduire l'homophobie en région, surtout en région...» m'a confié Guy en énumérant les pouvoirs de son réseau et de la blogophère comme étant d'incroyables moyens pour combattre les préjugés et aider les jeunes à accepter leur identité.
Mon'oncle ti-guy a un lectorat fort varié, mais c'est une ouverture inattendue qui semble le toucher particulièrement, celle des hommes hétérosexuels. Guy m'a raconté qu'un blogueur lui a écrit que, malgré son aversion pour les récits gais, il le considérait comme un ami virtuel et appréciait ses écrits. Ça n'en prenait pas plus pour le rendre fier et joyeux.
Mon'oncle ti-guy n'a reçu aucun commentaire désobligeant depuis l'ouverture de son blogue. Il est heureux de dire qu'il s'agit pour lui d'un exercice thérapeutique et créatif:
«Mon blogue me fait vivre des choses fantastiques. (...) Je suis complètement renversé à voir la chaleur qui se propage entre les blogueurs. J'adore les échanges, autant avec les filles qu'avec les gars. Mon blogue m'apporte énormément.»
Et il ajoute, pour conclure, sourire dans la voix:
«Mon blogue me rend heureux.»
Allez lire Mon'oncle ti-guy, il saura vous contagier de sa bonne humeur et vous serez tous gais pour le reste de la journée.
Photographie: Joannie Lafrenière (http://www.lesrobidoux.com)
par Josianne Massé