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mercredi 30 septembre 2009 à 5H35

Testament numérique


Miniature de l'image pour testament.jpgNous n'avons pas une conception claire et uniforme de la mort et ces différences, d'un individu à l'autre, portent à croire qu'il ne pourra pas y avoir un modèle unique dans la gestion du legs numérique.

Certains disent ouvertement qu'ils souhaitent disparaître de l'Internet lorsqu'ils seront morts. «Maybe death is a good time to go offline.» a dit l'un des participants à la session d'Adele McAlear. D'autres imaginent avec intérêt la valeur historique de la conservation de détails de la vie courante, à première vue anodins, pour les générations futures.

Jean-François Renaud écrivait dans son article Facebook et la mort:

«Les notaires et autres personnes de droit devront faire évoluer leurs services testamentaires et reliés à la succession : on change de mot de passe souvent et ceux-ci devront s'organiser pour être aux premières loges de ces changements s'ils veulent pouvoir redonner le contrôle aux héritiers.»

Natalie Gauthier, blogueuse juridique, m'a expliqué qu'elle aura à aborder le sujet:

«Le testament numérique est encore très peu couvert. Je compte approfondir le sujet un peu plus. Le domaine du droit des technologies est complexe et mérite d'être étudié.»

Selon Adele McAlear, nos émotions reliées au deuil ne changeront pas, mais notre façon de les exprimer pourrait changer. Selon ses observations, les gens se rassemblent sur une place commune publique: le mur d'un profil Facebook, les commentaires d'un vidéo YouTube, etc. L'identité numérique du défunt est donc alimentée par une mémoire collective des gens qui ne sont pas nécessairement près de la personne décédée au sens de sa vie à l'extérieur du web, mais bien de personnes qui se sentent interpellées par la mort de l'individu sans peut-être l'avoir jamais rencontré. Si l'on applique ce modèle aux décès de Renée Wathelet et de Nelly Arcan, on remarque en effet un mouvement fort de deuil collectif et numérique sans égard à la proximité réelle des individus.

J'ai demandé à Adele McAlear ce qui en était de ces blogueurs anonymes. C'est alors qu'elle m'a parlé du concept de «porn buddy» qui m'était alors totalement étranger. Des consommateurs de pornographie auraient une entente avec un ami proche afin d'effacer ou de distribuer toute trace du contenu pornographique que possède la personne décédée. Ce concept pourrait alors s'appliquer aux blogueurs qui souhaitent rester dans l'anonymat, même une fois leur mort déclarée.

Image: Chapendra


par Josianne Massé

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VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 1 commentaire


  • Trimmer a dit le 3 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Le testament numérique est effectivement un sujet tres intéressant. Même si la technologie existe actuellement pour exécuter un testament numérique, il y a très peu de professionnel qui la maitrise. La division techno de la Chambre des Notaires, hé oui c'est compatible, à développé un outils pour permettre la signature électronique de document. J'ai fait quelques petites recherche su le sujet que vous pouvez consulter sur le bogue (http://e-securiteblogue.com/2009/10/signature-numerique/). C'est un domaine qui mérite d'être exploité.


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