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lundi 28 septembre 2009 à 5H23

La mort, et après?


Si vous perdiez la vie demain, qu'arriverait-il à vos réseaux sociaux, au contenu que vous avez partagé et à votre identité numérique que vous avez forgée?

Adele McAlear a tenu la session Death and digital legacy à l'occasion du Podcamp Montréal. Suite aux nombreux commentaires des gens y ayant assisté, j'ai décidé de la rencontrer dans un café près de la rue Cherrier pour discuter du sujet et de sa session avec elle.

Adeke McAlear m'a dit que de ne pas aborder la question de la vie numérique après la mort peut mener à des situations que l'on souhaiterait éviter. Des gens laissent derrière eux des notes de suicide sous forme de tweet ou de statut Facebook comme l'expose l'article Twitter suicide note: Florida woman takes her own life to avoid eviction du National Post. Sans code d'accès, la famille ne peut accéder les comptes et les derniers messages restent intacts pendant des mois alors que les murs et les commentaires se remplissent de pensées, bonnes ou mauvaises, sur lesquelles plus personne n'a droit de gestion.

Les politiques d'utilisation des réseaux sociaux varient et sont souvent difficiles à trouver en ce qui concerne les cas de décès. J'imagine difficilement mes parents chercher comment désactiver mes comptes alors qu'ils n'ont aucune idée des réseaux sur lesquels je suis inscrite.

C'est de situations problématiques vécues que sont nés quelques services dont Legacy Locker et Slightly Morbid pour s'assurer qu'une personne recevra les accès requis ou que toutes les personnes des réseaux sociaux qu'on a adoptés soient informées du décès.

Quelques maisons funéraires offrent des obsèques vidéos diffusées en direct sur le web pour les particuliers afin d'accommoder ceux qui ne peuvent pas s'y présenter. Funeral Futurist est un directeur de maison funéraire de la Colombie-Britannique qui a décidé d'adopter Twitter et de partager sa passion du web 2.0 et des conseils pour les personnes exerçant sa profession.

Des services émergent et d'autres s'adaptent à cette nouvelle réalité. Pourtant, ils rencontrent une résistance. Veut-on voir les services funéraires sur Facebook et Twitter?

Image: mandyxclear


par Josianne Massé

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VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 5 commentaires


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    La Reine a dit le 28 septembre 2009 Signaler ce commentaire

    D'accord pour laisser les informations d'accès à des compagnies pour faire transmettre le décès aux différents contacts email et réseaux sociaux, mais les funérailles en live sur le net, je dis une gros bof!

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    gege a dit le 29 septembre 2009 Signaler ce commentaire

    Bonjour.
    Je ne vois pas le rapport entre le titre , le début de l'article qui parlent de comment supprimer les comptes d'un défunt et avec la fin qui parle de vidéo-enterrement.
    A part faire de la pub à peine camouflée pour ce type de service.
    Il aurait aussi simple de faire un article dessus.

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    mik a dit le 29 septembre 2009 Signaler ce commentaire

    héhé moi aussi j'ai été un peu dérouté dans la lecture du billet... mais ce n'était pas si important. --- Ce qui m'amène à signaler que Second Life a des "procédures" en rapport à la mort réelle d'un individu. Je ne me souviens plus lesquelles, je n'y vais plus. --- De plus, depuis que l'internet a été "démocratisé", il doit bien y avoir des millions de comptes inutilisés, des pages web, des messages divers et j'en passe. J'en croise moi-même souvent... et c'est plutôt étrange comme sensation.

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    Marc a dit le 29 septembre 2009 Signaler ce commentaire

    Que dire aussi des milliers de sites abandonnés par leurs propriétaires et dont les infos ne sont plus mises à jour, voir complètement obsolètes. J'imagine sans peine que tous ces gens ne sont quand même pas décédés !!! Alors on peut en déduire que l'abandon des données,que ce soit sur les réseaux sociaux ou ailleurs est une problématique qui dépasse largement le cadre du décès éventuel de leurs utilisateurs.

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    Josianne Masse a dit le 29 septembre 2009 Signaler ce commentaire

    @Mik... Il y a aussi les gens qui jouent depuis des années à des jeux comme Second Life. Comment la famille peut-elle aviser ces personnes après un décès? La réflexion est intéressante.

    @Marc... Cet abandon est d'autant plus vrai qu'une identité y est maintenant rattachée. Ça change des vieux sites hébergés par des entreprises XYZ que l'on faisait il n'y a pas si longtemps.


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