C'est Nicolas Montmorency qui a ouvert une boîte de Pandore en annonçant publiquement son indignation quant au nom de la rue Amherst, faisant référence à un général anglais qui avait utilisé la variole comme arme bactériologique. Aussi, surtout, Nicolas Montmorency cherche à franciser les noms des rues. Dans cet éternel débat opposant les anglophones aux francophones, on trouve chaque fois des hymnes à la tolérance et d'autres pistes pour ouvrir la discussion.
Kenneth M. Kambara du blogue Rhizomicon a écrit:
«I don't have a real problem with the name changes, but then again I grew up in California, which had plenty of avenidas, calles, and paseos.»
Sur le blogue No dogs or anglophones, on peut lire:
«Some of [rival historical] figures are nothing less than demons to militants on the other side. Perhaps the best example of this is are the Montreal streets 'Wolfe' and 'Montcalm' which are located back to back and honour the two generals who led the opposing English and French forces at the Plains of Abraham.»
Christopher DeWolf a écrit The politics of toponymy sur le blogue Urban Photo. Il revient à l'essence même de Montréal et ce qui en fait, selon lui, une ville distincte.
«...Montreal is filled with such wonderful oddities as rue Bridge and chemin Queen-Mary -- names that reflect the hybrid linguistic character of the city. (...) As a French city, Montreal is little more than a shabby Paris; as an English city, it's a somewhat cooler Ottawa. But as a bilingual city, with all of the contradictions, tension and uneasiness inherent in that distinction, it is unique: a cultural chameleon that slides easily between histories and identities that remain fixed and unbudging in more linguistically conventional cities. This mixed identity is something we should cherish.»
Et voilà que la rue Amherst me ramène chez Cannelle. Dans son billet Changer le nom de la rue Amherst, elle propose le nom de Denise Morelle pour remplacer Amherst.
Photographie: Pierre-Léon Lalonde
par Josianne Massé
On nous dit que nous nous devons conserver le nom de la rue Wolf, ce militaire anglais criminel. On nous dit que cela fait partie de notre histoire. Au nom de qui ou de quoi on nous dit qu’il s’agit de «notre» histoire ? C’est l’histoire des impérialistes de la couronne anglaise. D’avoir donné et de conserver le nom de ce criminel est totalement inacceptable et honteux. Le Québec est le seul endroit au monde où nos tortionnaires et des personnages qui n’ont rien fait dans l’avancement du Québec, sont honorés par des statues ou des noms de rues. À ce que je sache, il n’y a pas de nom de rue Adolf Hitler à Tel Aviv , à Londres ou à Paris, et pourtant, il fait partie de leur histoire. Il n’y a pas non plus de rue Joseph Staline à Berlin. Pourquoi, n’ont-ils pas leur nom à une rue ? Il me semble que la réponse est évidente.