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vendredi 2 mai 2008 à 10H39

Main dans la main


Mon amoureuse travaille pour un organisme philanthropique. Mais non, pas un philatéliste qui collectionne les timbres, ni un numismate qui en fait de même avec la monnaie. La philanthropie, selon le dictionnaire Wikipedia, provient du grec philos (ami) et anthropos (homme) et représente la philosophie de vie qui met l'humanité au premier plan de ses priorités.

Sauf qu'un organisme, même s'il est à but non lucratif, demeure une entreprise. Et comme toute entreprise, il est soumis à une loi du marché. C'est plate mais c'est comme ça. Pour qu'une entreprise existe, aussi humanitaire soit-elle, elle doit faire de l'argent. Sauf que dans le cas présent, c'est pour mieux la redistribuer.

La venue du Web 2.0 a quelque peu brouillé les cartes de ces organismes qui doivent maintenant trouver de nouvelles façons d'amasser des fonds mais aussi de maintenir une relation de proximité privilégiée avec leur clientèle. Ceux qui se retrouveront à l'avant du peloton technologique verront certainement leurs efforts couronnés d'un meilleur succès que ceux qui hésitent encore à emboîter le pas au Web et à la technologie.

Il y a quelques initiatives qui valent le détour sur cette immense toile. On pense entre autre à l'organisme Kiva qui fait dans le micro-crédit ou à l'application Causes de Facebook, issue du projet Agape, qui récompense les initiatives sociales d'une nouvelle génération. Il y a aussi l'organisme Six Degrees qui permet aux internautes d'afficher un widget sur leur blogue et ainsi amasser des fonds en ligne pour l'organisme de leur choix ou encore la Case Foundation qui récemment instaurait les Make it your own awards, récompensant les plus belles initiatives sociales mais à une échelle individuelle.

Plus près de chez nous, on peut entre autres saluer l'initiative de l'Armée du Salut qui s'est maintenant doté de son propre blogue et celle de Raymond Viger, rédacteur en chef de Reflet de Société, un magazine d'information et de sensibilisation édité par le groupe communautaire le Journal de la Rue, qui nourrit quotidiennement la Toile québécoise.

Ces organismes démontrent que la technologie n'est pas seulement un casse-tête source de maux de tête et qu'il est impératif pour ceux qui traînent de la patte de suivre la vague 2.0. À mon avis, il en va même de leur survie.


par Patrick Dion

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VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 1 commentaire


  • img_5
    Raymond Viger a dit le 3 mai 2008 Signaler ce commentaire

    Merci M. Dion de souligner le travail des artisans du communautaire dans la blogosphère.


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