C'est peut-être parce qu'il fait -21 degrés Celsius au moment où j'écris ces lignes et parce que l'envie d'un été précoce me titille le corps et l'esprit. Ou peut-être est-ce plutôt le poids du temps des Fêtes qui me pèse encore plus sur l'estomac que sur les épaules. Une chose est sûre, l'envie d'enfourcher mon vélo commence à me démanger le guidon spirituel pas à peu près.
Mais peut-être est-ce plutôt parce que je suis tombé ce weekend sur Project Pedal, un blogue qui relate les aventures d'une équipe de cinéastes américains indépendants qui ont traversé les États-Unis à vélo, de l'Atlantique au Pacifique, et qui ont filmé le tout sous la forme d'un vlog hebdomadaire. Ils en sont aujourd'hui à l'étape finale du projet qui est de produire un documentaire qui mettra en lumière les motivations des membres de l'équipe d'avoir quitté leur vie quotidienne et familiale pour entreprendre ce long périple de plusieurs mois. Le plus beau dans tout ça est qu'il est possible pour tout musicien indépendant, vous compris, de soumettre une de ses compositions pour alimenter la trame sonore du film. Quelle magnifique initiative. Bravo!
Mais revenons à nos vélos, peut-être ai-je aussi envie d'enfourcher le mien après être tombé (en bas de ma chaise) sur le blogue The pornography of the bicycle, série de courts-métrages sur le thème de la pornographie à vélo? De l'art et des pédales. Vive le contemporain! À prendre avec le sourire et un grain de sel (ou un grain de beauté).
par Patrick Dion
Tous les matins, je les croise, ces cyclistes qui roulent l'hiver. Tous les soirs, ils me lancent des étoiles dans la pare-brise de leurs projecteurs sautillants. Ils roulent droit, ils prennent leur place. On leur en laisse, pas assez à mon goût mais quand même. Je les envie et ça me démange, c'est effrayant.