J'aime les gens qui savent écrire. J'aime suspendre le temps sur un blogue et y lire une prose maîtrisée, envoûtante. J'aime discerner les plumes qui éclatent malgré leur retenue. J'aime voir les lettres défiler à l'écran dans une chorégraphie parfaite, quasi-militaire, mais j'aime aussi les sentir effectuer une danse moderne, pêle-mêle, chaotique, décharnée même. J'aime quand les mots parlent d'eux-mêmes, sans bruit, à lettres feutrées.
Si vous errez quelques instants sur le blogue de Panique en stiletto, vous serez charmés par les mots d'une danseuse littéraire. Cette fille écrit magnifiquement bien, pour notre plus grand plaisir.
Mais en plus, elle consacre une section de son blogue à ce qu'elle appelle judicieusement Le comité de la censure où elle nous livre, sans fioriture, ce qui se passe réellement entre ses deux oreilles. Parfois touchant, souvent tordant, cette fille a le don de me faire rire.
Pourquoi est-ce que j'aime tant cette section? Parce que l'être humain est passé maître dans l'art de tourner sa langue dans sa bouche trop souvent. Parce que nous vivons à l'ère du politically correct, du lavé plus blanc que blanc et des accommodements irraisonnablement raisonnables. Parce que ça fait du bien de dire les choses comme elles sont. Parce qu'il est temps d'appeler un chat un chat, un chien un chien et un restaurant chinois le résultat cuisiné des deux premiers.
par Patrick Dion
Effectivement, je découvre ainsi un certain talent plutot qu'un talent certain.. Merci :)