Le controversé traité international ACTA, qui vise à lutter contre le piratage de produits et de contenus soumis aux droits d'auteur, vient peut-être de subir un dur coup. Le gouvernement allemand a annoncé qu'il n'allait pas signer le traité pour le moment, et qu'il ne prendrait une décision finale qu'après des discussions supplémentaires.
La Lettonie, la République tchèque, la Slovaquie et la Pologne ont déjà fait part de leurs réserves ou de leur opposition à l'ACTA, mais la dissidence de l'Allemagne constituerait un obstacle beaucoup plus formidable pour les partisans du traité, qui a besoin d'un vote unanime à l'Union européenne en juin prochain pour entrer en vigueur.
ACTA (pour "Anti-Counterfeiting Trade Agreement", ou "Accord commercial anti-contrefaçon"), qui a été négocié dans le plus grand secret, vise à lutter contre les produits contrefaits et contre le piratage en ligne. Ses détracteurs affirment qu'il pourrait restreindre l'accès aux médicaments génériques et instaurer des restrictions à l'expression sur Internet comparables à celles proposées par les lois américaines SOPA et PIPA, retirées par leurs promoteurs au Congrès il y a quelques semaines.
Une journée de protestation contre l'ACTA est prévue pour demain en Europe.
Sources: Digital Trends, PhysOrg. Image: Piotrsy, Open Clip Art Library
par François Dominic Laramée