La NASA a confirmé hier l'existence d'une planète orbitant dans la «zone habitable» d'une étoile, c'est-à -dire à la distance nécessaire pour que l'eau puisse y exister à l'état liquide.
Cette découverte est une première pour la mission Kepler, un télescope spatial qui scrute le cosmos afin de découvrir des exoplanètes ressemblant à la terre.
Située à 600 années-lumières de notre système solaire, la planète baptisée Kepler-22b tourne autour d'une étoile similaire à notre soleil. Les astronomes connaissent sa taille, un rayon 2,4 fois celui de la terre, mais ne peuvent pour l'instant calculer sa densité. Ils ignorent donc si sa composition est gazeuse, rocheuse ou liquide.
Le télescope spatial Kepler observe le passage d'un corps céleste devant une étoile donnée. Si ce passage, nommée transit, se répète à intervalles réguliers, les astronomes peuvent conclure qu'il s'agit d'une planète.
En observant le temps écoulé entre deux transits, et en étudiant les variations du niveau de brillance que ces transits provoquent, les astronomes arrivent à calculer des données telles que la masse de la planète ainsi que la distance qui la sépare de son étoile.
Grâce à Kepler, les scientifiques ont réussi à identifier à ce jour 2 326 planètes candidates, potentiellement situées dans des zones habitables. Parmi celles-ci, 207 auraient une taille comparable à notre bonne vielle terre.
Compte tenu de l'abondante récolte de données, les astronomes de la mission Kepler en auront pour des années à passer en revu ces éventuelles deuxièmes terres.
par Frederique Charest