Le gouvernement indien demande aux fournisseurs de services Internet et aux principaux réseaux sociaux de filtrer le contenu généré par les usagés avant qu'il ne soit publié. Cette demande vise à réduire les commentaires jugés diffamatoires ciblant l'État indien.
Selon le New York Times, le ministre des Télécommunications Kapil Sibal a convoqué en réunion aujourd'hui les dirigeants des filiales indiennes de Facebook, Google, Microsoft et Yahoo afin de discuter de la possibilité de bloquer volontairement les publications jugées offensantes.
Le deuxième pays le plus peuplé au monde souhaite la mise en place d'un système de filtrage non-automatisé dans lequel ce serait des humains et non des ordinateurs qui auraient la responsabilité de dépouiller le contenu produit par les usagers indiens.
Toujours selon l'article du New York Times, les représentants des entreprises ont refusé de se plier à la requête de M. Sibal. Ils ont argumenté que le volume de contenu créé par les millions d'internautes rendrait la tâche impossible. Suivant ce refus, s'il veut toujours mettre en place un système de filtration, le gouvernement indien devra procéder par la voie législative ou judiciaire.
Cette requête s'inscrit dans une nouvelle lignée de directives encadrant Internet en Inde. En avril dernier, le gouvernement a imposé de nouveaux règlements qui obligent les fournisseurs de services Web et les entreprises de réseaux sociaux à retirer après publication les contenus jugés offensant par le gouvernement ou par un citoyen.
par Frederique Charest