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vendredi 30 décembre 2011 à 15H58

Go Daddy : la tempête se calme


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Le site d'hébergement de noms de domaines Go Daddy a réussi hier à tempérer la tempête dans laquelle il est plongée depuis plus d'une semaine.

Comme nous le mentionnions dans un précédent article, Namecheap, un site d'hébergement de noms de domaines, avait décrété le 29 décembre «jour de déménagement de ton domaine». Le rival de Go Daddy espérait ainsi capitaliser sur un mouvement de contestation amorcé la semaine dernière par un usager de Reddit. Or, selon les chiffres émis par le site Internet Daily Changes, la journée de boycott n'a pas eu le succès escompté.

Go Daddy a non seulement réussi à limiter la perte de clients durant la journée de boycott, mais est même parvenu à en gagner. Bien que 14 492 inscriptions ont bel et bien été transférées vers d'autres sites d'hébergement, près du double, soit 27 843, ont été transférées vers l'entreprise controversée. Les propriétaires de sites Web à choisir Go Daddy ont donc été bien plus nombreux que ceux qui ont décidé d'appuyer l'effort de boycottage.

L'entreprise d'enregistrement de domaines est au cœur d'une controverse depuis qu'elle a donné son appui au projet de loi anti-piratage SOPA. Face à un mouvement de contestation, Go Daddy a fait volte face le 23 décembre dernier en affirmant ne plus soutenir la législation.

Malgré ce changement de cap, l'entreprise est demeurée une cible de choix pour les activistes anti-SOPA . Elle a d'ailleurs perdu des milliers de noms de domaines en début de semaine.

Dans un communiqué émis aujourd'hui, Warren Adelman, pdg de Go Daddy, a confirmé la hausse du nombre de transferts vers d'autres services d'hébergement.

Dans l'espoir de réparer les pots cassés, il a aussi affirmé que l'entreprise, non contente de ne plus soutenir SOPA, s'oppose maintenant franchement à la législation. «Go Daddy s'oppose à SOPA puisque la législation n'a pas comblée l'exigence de bâtir un consensus entre les différents intervenants des communautés de la technologie et de l'Internet,» a-t-il expliqué.

Sources: Venturebeat, ZDNet, Tech crunch


par Frederique Charest



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