Après quelques jours, le portrait de la cyber-attaque de Noël commence à se dessiner. Les pirates ont réussi à mettre la main sur plus de 9000 numéros de cartes de crédit, selon l'analyse d'une entreprise spécialisée dans la sécurité informatique.
Durant la fin de semaine de Noël, des pirates informatiques se disant affiliés au collectif Anonymous ont affirmé avoir piraté le site Internet de Stratfor, une firme de consultation spécialisée dans le domaine de la sécurité. Lors de l'attaque, ils ont réussi à dérober une foule de données personnelles appartenant à la clientèle de l'entreprise basée au Texas. Depuis, les hackers publient sur Internet les renseignements volés.
Les pirates diffusent l'information par vagues, en suivant l'ordre alphabétique des prénoms des clients de Stratfor. Au moment d'écrire ces lignes, ce sont les données comprises entre A et M qui ont été dévoilées.
Identity Finder, une firme œuvrant dans le domaine du recouvrement de données et de la prévention du vol d'identité, a analysé la première vague de renseignements publiées afin de mesurer l'ampleur du vol. Dans un communiqué émis sur son site Web, elle a affirmé que les numéros de 9 651 cartes de crédit encore actives ont été volés lors de la cyber-attaque.
En plus de ces informations bancaires, le collectif a réussi à mettre la main sur 25 680 numéros de téléphone, 47 690 adresses courriel et 44 188 mots de passe cryptés. Identity Finder estime que de ces derniers, 50% pourraient facilement être craqués.
Todd Feinman, pdg de Identity Finder, s'inquiète de l'augmentation du nombre d'attaques perpétrées par des «breachers», c'est-à -dire, des pirates qui diffusent sur Internet les renseignements personnelles pillés. «Malheureusement, ce problème ne fera qu'empirer à moins que les entreprises diminuent leurs empreintes de données», a-t-il expliqué dans un communiqué.
Le bilan de la cyber-attaque devrait s'alourdir au courant des prochains jours puisque les pirates ont annoncé leur intention de publier la deuxième vague des données volées.
Sources : Cnet, Venture Beat
par Frederique Charest