Sur son compte Twitter en Afrique du Sud, le fabricant de préservatifs a publié une blague sexiste. Après une vive réaction des internautes, la marque s'est confondue en excuses.
«Pourquoi Dieu a-t-il donné un pénis aux hommes ? Pour qu'ils aient au moins un moyen de faire taire les femmes. #DurexJoke». C'est cette blague d'assez mauvais goût qui n'a pas du tout fait pas rire les internautes qui suivent le compte Twitter de @DurexSA (Afrique du Sud).

Si la campagne de communication basée sur les blagues a créé un buzz, elle aura finalement apporté un scandale. La polémique a d'ailleurs été si importante que la marque a dû retirer tous les tweets du même genre.
Il faut dire que le sujet est ultra-sensible en Afrique du Sud où une femme sur trois est violée durant son existence. Un Sud-Africain sur quatre reconnaît également avoir commis au moins un viol au cours de sa vie.
Le groupe a donc présenté des excuses via plusieurs tweets et courriels. @FeministsSA, un groupe féministe était monté au créneau au plus fort de la cybertempête. Il a appelé au boycott des produits de Durex.
La brasserie Licorne Québec a fait la même douloureuse expérience de gestion des médias sociaux à la fin de cet été. Sous la pression des internautes, l'entreprise a dû retirer une blague de la page Facebook de la Bière Boris qu'elle brasse. «L'alcool tue lentement... mais on s'en fout parce qu'on est pas pressés!». Ce statut Facebook, extrait d'un livre du romancier français Georges Courteline, a suscité une réaction immédiate. Des dizaines d'internautes critiquent le statut en quelques seconde.
Au lieu de s'expliquer ou de s'excuser, l'entreprise retire son statut et continue son humour avec un nouveau statut «une tempête dans un verre de Boris», publie une vidéo d'excuses avec Minnie Riperton - Loving You, pour enfin publier plusieurs heures après «Grosse erreur de jugement. Une "joke" maladroite et déplacée qui aurait dû rester à la taverne s'est retrouvée sur notre page Facebook. Nous nous excusons auprès de tout ceux que ce message a pu blesser».
L'heure n'est plus à la blague, mais à la gestion d'une communauté puissante, réactive et qui peut faire tomber même les plus grands en quelques clics et statuts!
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par Nicolas Laffont