BRANCHEZ-VOUS.com vous propose ce matin un récapitulatif des introductions en Bourse d'entreprises du secteur technologique pour l'année 2011, alors que les notions de «bulles spéculatives» refont surface.
Le «Facebook chinois» Renren, qui fut le premier réseau social à faire son entrée en Bourse aux États-Unis en 2011, voit son titre boursier être boudé par les investisseurs quelques semaines après son entrée triomphale en Bourse. Émis à 14 $US à l'émission, le titre boursier (RENN-N) a pourtant progressé jusqu'à 24 $US lors de la première journée de négociation, le 4 mai dernier. Depuis ce temps, son agonie se poursuit et la tendance baissière s'accentue, comme en témoigne la chute de 13,64% (-1,66 $US) le 8 juin dernier. Le cours de fermeture du 23 juin s'est établi à 6,53 $US, non sans avoir touché un creux annuel de 6,43 $US. Les premiers investisseurs qui ont déboursé entre 18 $US et 24 $US lors de la première journée de négociation se retrouvent déjà avec une position de portefeuille teintée de rouge très vif.
Yandex, mieux connu comme étant le «Google de la Russie» et le «Baidu de la Chine», est actif depuis 1997 et aurait généré 64% de l'achalandage internet relié à la recherche dans ce pays en 2010. Pour fin de comparaison, Google.ru s'est réservé 22% du marché russe de la recherche sur l'internet en 2010. Pour le seul mois de mars 2011, le site Yandex.ru aurait attiré 38.3 millions de visiteurs uniques. Près de 97% de ses revenus proviennent de la publicité. Disponible depuis le 24 mai sous le symbole boursier YNDX-Q, l'entreprise a finalement émis 52,2 millions d'actions à un prix de 25 $US par titre, récoltant la somme de 1,3 milliard de $US, soit 19% de plus que le scénario envisagé initialement. Le titre se négocie présentement à 31,17$, dans le bas de sa fourchette de prix depuis son émission (29,76$ - 42,01$).
Fondée en 2005, Fusio-io Inc (FIO-N) est une entreprise américaine spécialisée dans la fabrication et la commercialisation d'unités de mémoire et de logiciels destinés aux centres de données et se veut notamment un concurrent d'envergure pour Texas Memory System et OCZ Technology. Ses dix principaux clients incluent notamment Facebook, Apple et Hewlett-Packard, qui représentent ensemble 75% des revenus de l'entreprise pour l'année 2010. Les revenus comptabilisés pour les neuf premiers mois de l'exercice financier 2011 s'élèvent à 125 millions de $US et la perte financière associée est de 1,2 millions de $US. Le prix fixé pour cette introduction en Bourse a été légèrement supérieur à ce qui était initialement prévu. Ainsi, au lieu d'être émise dans une fourchette comprise entre 16 $US et 18 $US l'action, celle-ci a été offerte à 19 $US. Le titre se transige actuellement à 26,56$, après avoir atteint un sommet de 33,00$.
Pandora (P-N) soutenait pourtant vouloir n'émettre que 13,7 millions d'actions, entre 7 et 9 $US l'unité. L'entreprise basée en Californie a ensuite modifier les paramètres de son introduction en Bourse, prévoyant lever 161,5 millions de $US, représentant 14,7 millions d'actions à être émises dans une fourchette de 10 à 12 $US. Or, le 15 juin dernier, le prix d'émission a été fixé à 16 $US l'unité, pour une récolte totale de 235 millions de $US. Les actions se sont transigées dans une fourchette se situant entre 17,35 $US et 26,00 $US lors de cette première journée de négociation. À l'heure d'écrire ces lignes, le titre se transige à 14,00$. La semaine passée, l'analyste Richard Greenfield de BTIG a recommandé de vendre le titre, lui fixant un cours cible de 5,50$.
Après avoir propulsé le titre du populaire réseau social LinkedIn (LNKD-N) à un mirobolant 94,25 $US (+109,44%), et non sans l'avoir fait grimper jusqu'à 122,70 $US au plus fort de la première séance de négociation, le 19 mai dernier, les investisseurs semblent désormais plutôt hésitants. Le titre se transige présentement à 70,32$. Cette entrée en Bourse est la plus importante aux États-Unis depuis l'introduction du géant Google en 2004.
6) Freescale Semiconductor Holdings
Le prix fixé pour cette introduction en Bourse a été légèrement inférieur à ce qui était initialement prévu. Ainsi, au lieu d'être émise dans une fourchette comprise entre 22 $US et 24 $US l'action, celle-ci a été offerte à 18 $US et dans la tranche inférieure de la fourchette révisée (18 $US à 20 $US). Ainsi, 43,5 millions d'actions furent émises le 26 mai dernier en vue d'obtenir un financement d'environ 783 millions de $US pour diminuer l'endettement de l'entreprise. Freescale Semiconductor Holdings (FSL-N) est une entreprise américaine spécialisée dans les semiconducteurs et se veut notamment un concurrent d'envergure pour Texas Instruments (TXN-N). La société a d'ailleurs déjà été publique, alors qu'elle faisait partie intégrante du groupe Motorola, de qui elle s'est ensuite scindée - pour être finalement privatisée en 2006, au coût de 17,6 milliards de $US, par un groupe formé de Blackstone Group, Carlyle Group et TPG Capital LP. Le titre se transige présentement à 17,04$.
par Dominique Lamy