Bien que LG nie avoir eu recours à des logiciels piratés, la police russe a entrepris une enquête criminelle pour vérifier ces allégations. Il s'agit de la première qu'une telle enquête vise une entreprise étrangère aussi importante.
Lors d'une perquisition menée par la police locale, les autorités ont découvert qu'une soixantaine de collaborateurs de l'entreprise sud-coréenne utilisaient des logiciels piratés.
Une soixantaine d'ordinateurs a été saisie, afin de trouver davantage de preuves, révèle le communiqué de presse publié par le département de la lutte contre le crime économique du ministère de l'Intérieur.
La police russe estime que cette fraude informatique est susceptible d'avoir généré des pertes financières estimées à 70 000$. LG se défend en affirmant que l'ensemble des logiciels utilisés par les employés est homologué.
Le Sud-coréen a d'ailleurs rappelé qu'une «visite de courtoisie» avait été menée dans ses bureaux par les forces de l'ordre, le 30 août dernier.
Les chiffres de Microsoft permettent de mesurer l'importance du problème du piratage de logiciels en Russie: l'entreprise dit perdre plus d'un milliard de dollars par année au pays.
Les logiciels piratés se vendent sans gêne et à peu de frais en Russie, tant dans les grandes surfaces que dans les plus modestes magasins. D'ailleurs, la question du piratage rend les relations tendues entre la Russie et les États-Unis, relativement à son adhésion à l'OMC.
par Aude Boivin Filion