L'entreprise ontarienne Research In Motion dément avoir compromis la sécurité de ses Blackberry en Inde, dans le but de faciliter la surveillance du gouvernement sur les données transmises ou reçues par le biais de Blackberry.
Selon un scénario similaire à celui qui s'est produit en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, l'Inde avait fait pression sur RIM pour accéder aux données cryptées par le biais des serveurs de l'entreprise, pour des questions de sécurité nationale.
Le système de sécurité unique des téléphones Blackberry cause de nombreux problèmes à l'entreprise dans les pays émergeants, notamment. En effet, ces gouvernements exercent souvent un contrôle et une surveillance accrus sur les divers types de communications transitant dans leur territoire.
Les gouvernements veulent accéder aux données décryptés, ce qui compromettrait le système de sécurité des téléphones de RIM.
En réponse à l'affirmation du gouvernement émirien, stipulant que l'Inde avait obtenu un traitement de faveur, RIM a confirmé une fois de plus que tous ses téléphones Blackberry bénéficient du même système de sécurité.
En effet, les données du monde entier transitant par ses serveurs canadiens sont cryptées pour assurer leur confidentialité et ensuite décryptées avant de parvenir à destination.
«Toute affirmation selon laquelle nous fournirions ou nous aurions déjà fourni quelque chose d'unique au gouvernement d'un pays particulier, sans l'offrir à d'autres, est sans fondement», indique RIM par voie de communiqué.
Pour des questions dites de sécurité nationale, l'Arabie saoudite bloquera les principales fonctions des Blackberry à partir de vendredi dans un climat de scandale, tandis que les Émirats arabes unis attendront jusqu'au 11 octobre. Ces deux pays expliquent que les Blackberry ne sont pas conformes aux législations en vigueur dans leur pays respectifs.
Non, la sécurité des Blackberry n'est pas efficace à 100 % contre le piratage. Les autorités judiciaires américaines se disent être capable d'intercepter des communications effectuées par le biais de ce type de téléphone, après avoir préalablement obtenu un mandat de la cour, évidemment.
Ceci a d'ailleurs suscité la grogne du gouvernement des Émirats, qui indique ne pas tirer profit des mêmes droits de surveillance que les États-Unis. Ils bloqueront donc quelques-unes des fonctions des Blackberry jusqu'à ce que le gouvernement obtienne les droits désirés.
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par Aude Boivin Filion