En réaction à l'annonce du soutien officiel de RIM par Washington, les Émirats arabes unis et l'Arabie Saoudite ont annoncé qu'ils mettraient fin à certaines fonctionnalités du Blackberry. RIM ne cèdera pas à la pression, l'entreprise ontarienne refuse de compromettre la sécurité de ses téléphones.
Les deux pays ont pointé du doigt des «problèmes de sécurité » pour expliquer la suspension des principales fonctionnalités du téléphone de Research In Motion. Le problème prend racine dans des préoccupations judiciaires, sociales et de sécurité nationale du gouvernement émirien.
Ce dernier affirme que certains services proposés par le Blackberry échappent à ses lois et à son contrôle. D'ailleurs, la plus grande source de crainte pour ce gouvernement vient du système de sécurité unique des Blackberry. En effet, les données transitant par les Blackberry passent par les serveurs de RIM, situés à l'étranger, où elles y sont cryptées et décryptées.
De cette façon, il n'est pas possible pour les autorités de censure (d'Internet et des télécommunications) de surveiller ou d'intercepter les données entrant ou sortant de ce type de téléphone.
L'Agence de réglementation des télécommunications a affirmé que certains services du Blackberry, comme l'itinérance (roaming) et quelques services de messagerie, de courriel et de navigation seront bloqués dès le 11 octobre aux Émirats arabes unis (l'Arabie saoudite bloque l'itinérance vendredi prochain). Par conséquent, les clients émiriens affectés n'auront plus accès à ces fonctionnalités lors de voyages à l'étranger.
Sentant bien le désir des gouvernements de ces deux pays de contrôler les informations transmises et reçues par ses citoyens et les craintes des détenteurs de Blackberry, RIM «assure à ses clients qu'il est décidé à continuer à fournir des produits hautement sécurisés et novateurs qui satisfont tant les besoins des clients que ceux des gouvernements».
Plus de 500 000 personnes sont abonnées au service de messagerie de Blackberry aux Émirats arabes unis et plus de 700 000 en Arabie saoudite. Le blocage des fonctionnalités sera en vigueur jusqu'à ce qu'une solution accommodante soit trouvée.
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par Aude Boivin Filion