Une avocat de Facebook a affirmé devant un juge hier qu'elle n'était pas sûre que le fondateur de la compagnie ait signé un contrat avec un homme prétendant détenir 84% des parts du géant du réseautage social.
Dans une poursuite intentée récemment, Paul D. Ceglia affirme avoir signé un contrat avec Mark Zuckerberg en 2003 pour le développement d'un site web en échange d'un montant de 1000$. Ce contrat procurait à Ceglia 50% des parts du site terminé, plus 1% par jour de retard du lancement officiel du site. Le site ayant été poussé en ligne avec 34 jours de retard, le total s'élève donc à 84%, incluant la part de départ.
Selon SharesPost.com, Facebook a aujourd'hui une valeur estimée à 24,6 milliards de dollars.
«Nous ne sommes pas certains qu'il ait signé ce papier», a affirmé Lisa Simpson devant le juge Richard Arcara dans une cour de Buffalo, New York, hier. L'avocate aurait également émis de sérieux doutes quant à l'authenticité dudit contrat.
De plus, Facebook affirme que comme Ceglia a attendu plus de six ans pour réclamer ce qu'il affirme être sa propriété, sa demande doit être rejetée en raison du long délai.
Facebook tente de faire lever une injonction provisoire découlant de l'accusation, l'empêchant ainsi de transférer des fonds. Le juge Arcara a qualifié cette injonction de vague et exagérée.
L'avocat de Ceglia, Terrence Connors, a rappelé au juge Arcara que Zuckerberg - alors étudiant à Harvard - avait été engagé afin de créer un site appelé StreetFax, une base de données de photographies de rues destinée aux assureurs. Les deux hommes auraient alors discuté d'un autre projet, soit la création d'un album pour étudiants de Harvard (yearbook).
Selon Connors, le contrat les liant couvrait également ce projet.
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par Martin Morin