Pour la première fois en 14 ans aux États-Unis, l'Utah a condamné à mort l'assassin Ronnie Lee Gardner en le faisant passer devant un peloton d'exécution. Mais quelques minutes avant, le procureur général de l'État américain, Mark Shurtleff, a froidement annoncé son exécution sur Twitter.
Voici les trois tweets publiés par le procureur général de l'État américain, Mark Shurtleff:
- «A solemn day. Barring a stay by Sup Ct [US Supreme Court], & with my final nod, Utah will use most extreme power & execute a killer. Mourn his victims. Justice»;
- «I just gave the go ahead to Corrections Director to proceed with Gardner's execution. May God grant him the mercy he denied his victims»;
- «We will be streaming live my press conference as soon as I'm told Gardner is dead. Watch it at www.attorneygeneral.Utah.gov/live.html».
Ces messages ont été lus par les 7 000 abonnés au compte Twitter du procureur général, mais ont été retweettés un nombre exponentiel de fois.
Un usager britannique de Twitter a répliqué au procureur: «Le tweet de @MarkShurtleff marquera l'histoire en tant qu'utilisation la plus stupide et la plus dégoutante de Twitter». D'autres internautes sont d'avis que les tweets du procureur, qui souhaite proposer sa candidature au Sénat, ne sont qu'un moyen moderne d'annoncer des services publics.
par Aude Boivin Filion
Tweeter est seulement un diffuseur de message à une liste de personne qui s'abonne et ceux qui le lise. Que l'utilisation soit coloré, sobre ou macabre, cela reste un message qui n'a rien de stupide ou dégoutante. Ce n'est que le commentaire d'une personne contre la peine de mort. Je suppose que ce genre de message est aussi publié dans le journal, et pourtant on ne s'en offusquerait pas pour autant.