La popularité grandissante des technologies provoquerait un risque croissant de pénuries d'approvisionnement de 14 matières premières. Les experts à l'origine du dépôt d'un rapport sur la question prédisent que la demande pour ces matériaux triplera d'ici 2030, par comparaison aux données de 2006.
Les spécialistes croient que les matériaux essentiels à la conception de téléphones cellulaires, de batteries lithium, des carburants de synthèse et de câbles de fibre optique pourraient devenir des produits rares d'ici 2030. Ils recommandent d'ailleurs à l'Union européenne (UE) d'en faire l'objet d'une surveillance, dans le but de contrer d'éventuelles pénuries.
En effet, les experts signalent que 14 des 41 minéraux et métaux considérés dans leur étude sont d'une «importance critique pour l'Union européenne », car leur disponibilité est de plus en plus restreinte.
Par exemple, l'antimoine, le béryllium, le cobalt, le spath fluor, le gallium, le germanium, le graphite, l'indium, le magnésium, le niobium, les métaux du groupe du platine, des terres rares, du tantale et du tungstène.
Le risque de pénuries est significatif, en raison d'un petit nombre de pays concentrant l'approvisionnement de ces matières premières: la Chine, le Brésil, la Russie et la République Démocratique du Congo.
Le très bas taux de recyclage des pays industrialisés ne contribuent pas à récupérer ces précieux matériaux pour les réutiliser ultérieurement. De plus, le gouvernement de plusieurs pays émergents restreint l'accès à ces ressources primaires par diverses politiques.
Les experts ont émis plusieurs recommandations dans leur rapport déposé aujourd'hui:
- améliorer l'accès aux ressources primaires;
- accroître l'efficacité du recyclage;
- encourager la recherche sur des produits de substitution;
- mettre à jour la liste des matières premières critiques de l'UE tous les cinq ans;
- favoriser la recherche sur les produits de substitution.
par Aude Boivin Filion
Dans 20 ans, y'a toutes les chances au monde pour qu'avec l'évolution de la technologie, on n'utilise plus le quart de la moitié de ces matériaux.
La seule raison de cette rumeur médiatique est que le monopole ou cartel minier est en place et on nous prépare à des hausses artificielles injustifiables. Comme pour le pétrole.