En changeant le type de mémoire utilisé, les téléphones intelligents pourraient voir la capacité de leur batterie s'étendre jusqu'à 20 % plus longtemps. Dans le cadre de son forum sur les mobiles tenu à Taipei, Samsung a affirmé qu'elle allait produire des modules de mémoire de 512 Mbits en PCM.
Cette substance, de type «phase change material» (PCM), est capable d'enregistrer ou d'effacer des données lorsque chauffée. En fondant ou en se solidifiant à certaines températures, les PCM sont capables d'emmagasiner ou de livrer de l'énergie. Ainsi, les modules de mémoire de Samsung consommeraient moins d'énergie que leurs prédécesseurs.
La forme la plus connue de PCM ressemble à du verre et est conçue à partir d'un alliage de titane, de germanium et d'antimoine. Chauffer ce PCM à l'aide d'un voltage fait séparer le matériau en deux formes qui se distinguent par leur résistance à l'électricité. De cette façon, les deux matériaux peuvent être utilisés pour représenter les «0» et les «1» dans un ordinateur.
Les tests effectués dans les laboratoires de Samsung indiquent que la lecture et l'écriture de données s'accompliraient jusqu'à 10 fois plus rapidement avec les modules de 512 Mbits qu'avec les traditionnelles mémoires flash. De façon générale, Samsung dit que son nouveau matériau est trois fois plus rapide que les mémoires flash existantes.
Plusieurs autres entreprises tenteraient de fabriquer des composants à partir de matériau de type «phase change material», mais Samsung serait la première à intégrer les PCM dans des processeurs dédiés à des téléphones. «Les PCM devraient bientôt remplacer la mémoire flash dans les gadgets», prétend Samsung. L'entreprise fabriquera aussi des puces dans un matériau de type «phase change material» (PCM).
par Aude Boivin Filion