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jeudi 29 avril 2010 à 14H44

Steve Jobs donne six raisons expliquant pourquoi il ne veut pas de Flash


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Le grand patron d'Apple, Steve Jobs, détaille les raisons pour lesquelles il n'autorise pas l'intégration de Flash d'Adobe sur ses iPhone, iPod et iPad. Partenaires pendant de nombreuses années, Adobe et Apple font maintenant définitivement chambre à part.

Steve Jobs rappelle qu'Apple a été le premier client d'importance d'Adobe et que l'entreprise a déjà détenu 20 % de ses actions pendant plusieurs années. Par la suite, les deux entreprises se sont dissociées l'une de l'autre.

Contrairement à ce que prétendait Adobe - qu'Apple voulait protéger son App Store - Steve Jobs affirme que son rejet des produits Flash repose plutôt sur des questions technologiques: «Adobe indique que nous avons un système fermé et que le leur est ouvert, mais dans les faits, le contraire est vrai». Voici pourquoi.

Raison 1: «Ouvert?»
Steve Jobs indique que les produits d'Adobe sont à 100 % propriétaires, ce qui signifie qu'ils ne sont disponibles que par le biais de l'entreprise et qu'elle seule en décide les prix, leurs améliorations, etc. La grande disponibilité des produits Flash n'est pas garante de l'ouverture d'Adobe: «D'après presque toutes les définitions, Adobe est un système fermé».

Bien que certains produits d'Apple soient propriétaires (l'OS de l'iPhone et de l'iPad, par exemple), Apple croit que les standards du Web devraient être ouverts. Pour cette raison, l'entreprise se fie au HTML5, le CSS et le JavaScript plutôt que sur Flash.

Raison 2: «Le Web riche»
Adobe stipulait que les terminaux mobiles d'Apple ne pouvaient pas accéder au Web riche (full web) car 75 % des vidéos sont en Flash. À cela Apple répond que ces vidéos sont aussi disponibles dans le format H.264 supporté par l'iPhone, iPod et iPad.

Aussi, les vidéos de YouTube (représentant 40 % des vidéos sur le Web) et de plusieurs autres sites tels que Vimeo, Netflix, ABC, CNN, ESPN, etc. peuvent être visionnées sur les produits d'Apple. Bien que les jeux en Flash ne soient pas compatibles avec l'iPhone ou l'iPod Touch, l'App Store compte plus de 50 000 titres, dont certains sont gratuits.

Raison 3: «Fiabilité, sécurité et performance»
Récemment, Symantec a souligné que Flash avait obtenu l'une des pires notes en matière de sécurité en 2009. Depuis plusieurs années, souligne Steve Jobs, Flash est la principale raison du plantage des Mac, et ce, malgré les efforts concertés d'Adobe et d'Apple pour régler ce problème. L'intégration de Flash dans l'iPhone et l'iPad causerait donc des problèmes de fiabilité, d'autant plus qu'il ne performerait pas bien sur les mobiles.

Raison 4: «La durée de vie des batteries»
Sur un mobile, le décodage d'une vidéo s'effectuant par le matériel électronique plutôt que de passer par la partie logiciel draine moins l'énergie de la batterie. La majorité des puces intégrées dans les mobiles contiennent le décodeur H.264, que Flash supporte depuis quelque temps.

Néanmoins, une grande partie des sites en Flash nécessitent une version plus ancienne du décodeur que celui embarqué dans les mobiles. Ceci signifie qu'un mobile utilisera la partie logicielle pour les consulter et que la batterie se videra plus rapidement (10 heures d'autonomie de lecture vidéo en H.264 sur un iPhone et 5 heures si elles sont décodées via le logiciel).

Raison 5: «Le multitouche»
Flash est destiné à être embarqué sur des PC utilisant une souris et non pas avec des écrans tactiles multitouches. Les sites en Flash nécessiteraient d'être réécrits pour supporter le multitouche, explique M. Jobs.

Raison 6: «Et la plus importante»
Adobe veut que ses développeurs adoptent Flash pour concevoir leurs applications destinées aux terminaux mobiles d'Apple. Steve Jobs indique que par expérience, laisser s'insérer un troisième joueur (Adobe) entre la plateforme et les développeurs résulte en une production d'applications de moindre qualité.

De plus, ces dernières ne tireront profit des améliorations apportées à la plateforme d'Apple que si Adobe rafraîchit son coffre à outils pour s'y adapter.

Ces six raisons données par Steve Jobs expliquent pourquoi Flash ne se retrouvera probablement jamais sur les produits d'Apple. Flash date de l'ère du PC et «l'ère des mobiles en est une de terminaux peu énergivores, d'interfaces tactiles et de standards Web ouverts. La technologie de Flash n'est pas à la hauteur dans ces secteurs».


par Aude Boivin Filion


VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 11 commentaires


  • Santra a dit le 29 avril 2010 Signaler ce commentaire

    Tout ça a bien de l'allure et je suis techniquement d'accord. Cependant, je suis quand même embêté parce-que la réalité actuelle, c'est qu'il y a du foutu Flash pas tout à fait partout mais pas loin et que Apple propose une transition pas mal drastique, style "pu pantoute", et que ça me semble un peu trop radical. Ça sent quand même le "ne nuisons pas trop au AppStore avec des applications web pas contrôlées". J'aimerais mieux un monde sans Flash mais procédons par étapes.

  • Etienne C. a dit le 30 avril 2010 Signaler ce commentaire

    une chance pour Apple quils ne font pas d'automobile! imaginez le nouveau modèle dernier cris qui ne fonctionne qua l'hydrogène car selon Jobs l'essence est dépasser, polluant et enrichis les pays du moyen orient...

    mais il dit a leur acheteurs vous pouvez embarqué dedans, mais seulment aller sur les routes que nous avons choisit, et le ravitaillement va se faire seulement la ou nous voulons... mais ne fous en faites pas dans un futur, il va y avoir des stations service avec hydrogène et la vous allez pouvoir faire ce que vous voulez...


  • killedman a dit le 30 avril 2010 Signaler ce commentaire

    Ce qui me fait rire, c'est quand il dit que les sites web Flash devront être réécris pour le multi-touch ... heu ! ALLO !!

    Les sites Flash devront être réécris point barre.
    Vu que Flash est pas compatible Imachin, si tu veux que ton site sois compatible faut que tu le refasse sans Flash.

    Puis, j'aimerais comprendre où est le multi-touch sur un site web genre BV ?

    Scroller ?? C'est pas l'os ou le browser qui gère ?

    P.s
    Je me fiche royalement du Flash et je vois pas l'intérêt d'aller sur le net avec un IPhone ... trop petit.

  • Rick S. a dit le 30 avril 2010 Signaler ce commentaire

    je trouve que la compagnie Apple est fidèle à elle-même. Offrir des gadgets qui ne servent à rien d'autre que de comparer son statut social avec les autres.

    C'est facile d'avoir un système qui ne plante pas lorsque tu ne supportes rien. La philosophie est la suivante: pourquoi se casser la tête à implanter une fonctionnalité quand on peut juste ne pas le faire du tout. Ça coûte moins cher et les gens vont l'acheter parreil.

    Apple store comporte plus de 50000 jeux... j'aimerais bien savoir combien méritent actuallement le droit de se faire appeller ainsi! 99.999% du stock est du garbageware.

  • JGauthier a dit le 30 avril 2010 Signaler ce commentaire

    Il semblerait que Androïd n'est pas embêté par flash.
    Autre compagnie, autre vision...

  • Arthur a dit le 30 avril 2010 Signaler ce commentaire

    tiens je viens de trouver la fonction de printf...
    printf()
    {
    return -1;
    }

  • PLY a dit le 30 avril 2010 Signaler ce commentaire

    Je ne vois pas pourquoi Apple devrait laisser rouler des applications écrites par un logiciel propriétaire qui coute 400$ et plus alors que les outils de développement pour le iPhone/iPad (XCode, iPhoneSDK) sont gratuits. Si Flash builder était gratuit, je penserait autrement. En plus, si une version de flash était disponible pour le iPhone, des milliers de développeurs de par le monde perdraient leur emploi car les fonctionnalités de Flash se comparent avantageusement à celles offertes par le iPhoneSDK (même qu'elles sont à plusieurs point de vue bien supérieures!), sans toutefois nécessiter de compétences particulières. Merci Apple de protéger mon gagne pain, pourvu que ça dure!

  • sebarpin a dit le 30 avril 2010 Signaler ce commentaire

    PLY, un bo me myselft and I ton affaire.

    Vive l'individualisme!! et les gens qui font des site en flash et des programmeur flash eu s'il perder leur job on en calisse en!!

  • HawkFest a dit le 30 avril 2010 Signaler ce commentaire

    Bien d'accord avec Santra. Aussi, on constate que souvent, des "développeurs" Web s'improvisant "experts consultants Web", osent offrir leurs solutions basées sur Flash! Comme si c'était une plateforme Internet au même titre que le Web (et non pas "plateforme Web", car le Web c'est beaucoup plus que Flash, c'est même autre chose technologiquement et philosophiquement parlant).

    En effet, Flash permet de produire des applications fermées et privées, utilisant le Web essentiellement en tant que support média partagé - tel un disque dur ou de la mémoire vive et son protocole de transfert. Du point de vue client, il agit sur le même terrain que Java, en ce qui a trait aux applets/widgets/nommez-les, de par la nécessité d'un pré-processeur côté serveur pour générer un fichier binaire/txt qui lui-même nécessitera un "post-processing" chez le client, tout cela via des compilateurs, librairies/codecs/lecteurs, connecteurs/plugins, services et Machines Virtuelles additionnels.

    Une différence notable qui s'accommode de la philosophie Internet/W3C: Sun a depuis quelques temps "Ouvert" Java; mais ce dernier est d'avantage utilisé pour des applications spécifiques au niveau des processus Web côté serveur (couche des "processus d'affaire"), ou encore des "applets" enchâssés à une interface Web - elle-même conçue selon les standards W3C. Il faut aussi considérer Microsoft avec son "SilverLight" utilisant un moteur JavaScript et une bibliothèque Ajax, dont "Moonlight" est la version OpenSource pour Linux, et qui contiendra le décodeur H.264 (l'AAC est lui aussi envisagé mais pas confirmé). Ce sera d'ailleurs le principal rival de Flash...

    Les standards ouverts permettent aux fournisseurs de plateformes et de systèmes d'exploitation d'offrir de meilleures conditions non seulement aux développeurs mais aussi aux clients (propriétaires de sites Web):

    - côté développeurs, le cycle de vie d'un site reste tributaire des stratégies et compétences internes, non plus lié à la stratégie "techno-marché" d'un seul et unique tiers intermédiaire (un principe qui laisse la place à la créativité innovatrice). En ce sens, un développeur ayant dans son bagage autre chose que Flash, n'utilisera ce dernier que pour l'inclusion de "Widgets", genre des jeux ou de la pub. Mais en aucun cas il considèrera Flash pour l'architecture d'un site, surtout pas pour la navigation du contenu d'information produite par le propriétaire du site! Au grand jamais ne doit-on lier l'ergonomie du site avec une architecture en Flash... Encore moins le site complet incluant la présentation de l'information: l'indexation du site et de son contenu dans les moteurs de recherche devient un vrai casse-tête d'inefficacité coûteux pour le client (seule l'adresse de la page d'accueil peut être indexée, SI le site Flash est enchevêtré dans une page Web standard et qu'un fichier robot.txt est utilisé)...

    - Côté client, ces derniers gardent une pérennité sur les interfaces Web: bien que plusieurs sites dynamiques dépendent de processus d'affaire (scripts côté serveur), les codes sources résidant sur l'espace du site propriétaire restent accessibles généralement à sa convenance.

    Or ce n'est pas le cas de Flash: le client reste dépendant du développeur même après publication, ce dernier gardant les sources sous scellés, tel un développeur de logiciels ne vendant que des licences d'utilisation. Ainsi, le client reste dépendant du développeur pour toute mise à jour des informations du site qui pourtant lui appartient, ainsi que pour le cycle de vie quant au design, car l'accès administratifs aux codes source dépend d'un autre (À moins d'une interface prévue en ce sens, mais même là le client se retrouve avec un "produit tablette", pas avec "son" espace d'affaires Web dont il garderait le contrôle exclusif - incluant celui d'engager quelque ressource pour l'entretient et la gestion de contenu).

    Voici l'impact irrémédiable de ce modèle d'architecture "privée", ne laissant pas grande alternative quand on l'intègre:

    • les performances de Flash sont médiocres au niveau machine (pas seulement sur l'OSX). Il y a beaucoup mieux à faire, mais manque-t-il de fonds pour la R&D chez Adobe? Alors que tout le monde Flash en dépend... Mais qui voudra faire leur R&D sans aussi toucher quelque retombée? On n'est pas dans l'OpenSource.
    • Il existe des solutions beaucoup plus efficaces que Flash pour intégrer de la vidéo ou des albums photo.
    • Il n'y a que la capacité matérielle (machines puissantes) qui puisse compenser les piètres performances, et pour cette raison ce n'est pas une plateforme adéquate pour les mobiles: trop énergivore. Aussi, plus d'un peut évoquer des "plantages" à cause de Flash. Au lieu de dépendre d'Adobe, S.Jobs compte parier sa R&D sur l'avenir, ce qui est louable.
    • La gestion des informations et des services est parmi les leviers d'affaire rendant une entreprise compétitive. Or il devient bien difficile d'avoir une totale liberté d'action dans l'élaboration du plan d'affaires, alors que le facteur risque devient trop important quand on ne contrôle pas l'aménagement des services, des informations et des produits de manière directe et efficace (alors que l'accès même aux processus clients de la compagnie dépende de deux tiers externes solidairement dépendants - l'un sans l'autre ne peut fonctionner-, Adobe ainsi que le consultant).
    • Aucun site Flash n'est livré avec ses sources sans y mettre le fort prix: étant donné ce qui précède, c'est un "non-marché" inéquitable.


    Pourquoi donc FLash? À l'origine, l'avantage de Flash résidait chez les concepteurs visuels, car l'IDE s'apparente à des outils simples de montage/post-production visuelle: pas besoin de jouer dans des codes compliqués, pris en horreur par la "gente artistique". Cependant, depuis l'acquisition de l'excellent ColdFusion (par Macromédia naguère), on a voulu faire de Flash un "mutant": une interface pour plateforme applicative (ex. accès BD etc.), s'intégrant ainsi au niveau des processus sensibles, telle une belle opportunité pour les consultants voulant assoir des contrats de services à long terme plus coûteux que besoin! Flash permet aussi de mettre une clé sur l'interface utilisateur, une manière détournée de retirer la pérennité d'un site et son contenu à son propriétaire.

    C'est ainsi que Flash reste une solution pour les publicistes et autres "widgets" sortant du cadre d'un site, car il permet d'imperméabiliser une offre particulière donnée aux autres éléments du site, sans qu'il y ait quelque impact sur le reste du site en cas de défaillance, ou encore en cas de blocage des Flash chez les utilisateurs Web. Mais ça s'arrête là: le client propriétaire de site n'a aucun avantage à considérer Flash pour l'architecture ou l'ergonomie de son propre site, ce serait même une grave erreur stratégique.

  • JGauthier a dit le 30 avril 2010
    en réponse au commentaire de HawkFest
    Signaler ce commentaire

    Un gros point de souligné, Hawkfest, et je le reformule: un site écrit en flash, pour changer même une virgule dans le texte, il faut passer par le consultant, devoir attendre après lui et même risquer de se faire facturer de la maintenance.

    J'en connais plus d'un qui se sont senti coincés une fois qu'ils ont compris dans quoi ils se sont embarqué. Très beau, le site. Très tape à l'œil. Mais une vrai trappe à maintenance.

  • killedman a dit le 30 avril 2010 Signaler ce commentaire

    C'est sur que de faire un site web entièrement en Flash c'est un peux con.

    Mais bon, mon épouse gagne sa vie en corrigeant un site bourré de Flash plus ou moins inutile, mais son patron aime ça alors ...

    Moi se que j'aimais bien du flash, c'était de pouvoir faire des petites animations simple pour déconner un peux.

    Mes trucs sont affreux, mais je ne suis pas un animateur Flash non plus. :)


    Mais heu ... JAVA, c'est open source depuis un bout non ??

    je me souvient de mes cours de progs au CÉGEP ou on a dû ouvrir une des classes du JDK .

    Toutes façon les développeurs IPhone ou autres sont pas dans mes plantes bande. .Net Power !!

    (ironie inside)


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