Le record mondial d'efficacité énergétique détenu par l'université Stanford a été battu cette année. Une équipe associée à l'Institut de Technologie de Karlsruhe et à l'université de Goethe a trouvé le moyen de traiter une très grande quantité de données informatiques, tout en réduisant significativement la consommation énergétique requise.
Les chercheurs ont trouvé un moyen astucieux de faire plus avec moins. Plutôt que d'utiliser un puissant processeur de serveur très énergivore, les chercheurs ont plutôt eu recours à un microprocesseur Atom d'Intel. Initialement, ce dernier était réservé aux netbooks et il est beaucoup plus économe en énergie. Néanmoins, la perte de puissance a été compensée par l'utilisation d'algorithmes légers, mais surtout plus efficaces.
Un autre changement d'importance est la substitution des disques durs pour des SSD (Solid State Drives), dont l'usage nécessite moins d'électricité même s'ils sont plus rapides. Au bout du compte, les innovations technologiques apportées par l'équipe de l'Institut de Technologie et de l'université Goethe ont amélioré de 3 à 4 fois l'efficacité énergétique du traitement d'importantes quantités de données.
Le nouveau procédé de traitement des données des chercheurs a été conçu dans le cadre du concours «Sort Benchmark», organisé par les plus importantes entreprises du secteur des technologies: HP, Microsoft, etc.
Ces dernières ont mis les participants au défi dans trois catégories: trouver des solutions peu énergivores pour traiter un volume de données de 10 Go, 100 Go et 1 To. L'équipe qui a remporté le concours de traitement de 1 To (l'équivalent d'une pile de papier de 10 km) n'a utilisé que 0,2 kWh, soit la quantité d'énergie requise pour faire bouillir 2 L d'eau.
Le nouveau procédé mis au point par l'équipe de chercheurs des deux institutions est très important puisque de nos jours, la quantité de données à traiter tend à s'accroître de façon quasi exponentielle, ce qui exige une énorme quantité d'énergie.
par Aude Boivin Filion