Des prisonniers britanniques utilisaient Facebook pour diffuser leurs pensées agressives à l'égard de leurs victimes. En réaction, le ministre de la Justice du Royaume-Uni, Jack Straw, a demandé à Facebook de retirer les pages d'intimidation, qui s'est exécuté en moins de 48 heures.
Sur Facebook, le meurtrier d'un adolescent indiquait son besoin d'avoir en main une télécommande dans le but de «réduire au silence ou d'éliminer les futures victimes quand il le désire», par exemple. Le mois passé, un autre détenu se montrait impatient de voir la peur dans les yeux des gens qui l'avaient laissé tomber, dès sa sortie du pénitencier.
S'appuyant sur l'argument de l'illégalité, le ministre britannique affirme étudier différents moyens supplémentaires pour retirer encore plus rapidement ce type de pages et pour que les prisonniers ne puissent plus accéder aux réseaux sociaux. En effet, les mises à jour des statuts avaient été effectuées depuis la prison à partir du cellulaire des détenus ou par leur famille.
Facebook a accepté de répondre positivement à la demande du ministre, puisque le site interdit déjà la diffusion de propos violents, de harcèlement ou d'intimidation sur les pages de son site.
par Aude Boivin Filion