Comme s'ils s'étaient inspirés du scénario du film Wag the dog, les États-Unis simuleront une cyberattaque à large déploiement à Washington, le 16 février de 10h à 13h, auprès d'anciens hauts responsables de l'administration. L'expérience consiste à analyser les réactions en temps réel d'anciens dirigeants à l'arrivée d'une telle attaque, susceptible de paralyser une partie du pays.
Le scénario catastrophe, baptisé Cyber ShockWave (onde de choc virtuelle), est une initiative du très sérieux Bipartisan Policy Center (BPC), un groupe de prévention en sécurité nationale.
Il est prévu d'enfermer les anciens hauts responsables dans l'hôtel Mandarin Oriental situé dans la capitale américaine. Une pièce a été transformée en l'une des salles de réunion de la Maison-Blanche pour l'occasion, garnie d'écrans diffusant des informations.
Une cyberattaque massive sera simulée et les «acteurs» devront la confronter en temps réel en reprenant les responsabilités relatives au poste occupé lorsqu'ils étaient encore en fonction pour le gouvernement américain.
Parmi les «acteurs» qui se prêteront à la simulation se retrouvent:
- John Negroponte: ancien directeur du renseignement national;
- Fran Townsend: ancienne conseillère de Bush fils à la sécurité intérieure;
- John McLaughlin: ancien directeur de la CIA;
- Bennet Johnston: sénateur.
Certaines informations leur seront transmises et ils devront limiter les dégâts au maximum. Pour l'instant, le scénario est évidemment tenu secret, mais les auteurs sont connus: il s'agit de la Bipartisan Policy Center et de l'un des anciens directeurs de la CIA, le général Michael Hayden.
L'Université de Georgetown, SMobile Systems, Southern Company, le General Dynamics Advanced Information Systems et le service de paiement électronique PayPal ont aussi collaboré à l'élaboration du scénario catastrophe.
Au terme de l'expérience, un bilan sera dressé qui permettra d'identifier les forces et les faiblesses de la défense informatique des États-Unis.
En 2007, le BPC avait tenu une simulation du même genre, qui avait démontré que la dépendance des États-Unis au pétrole venant de l'extérieur du pays représentait une menace à la sécurité nationale.
Puisque l'événement est ouvert à la presse, CNN présentera les images de l'événement ultérieurement à la télévision.
Cette vidéo aux allures d'Hollywood vous présente la Cyber ShockWave, expliquée par le Bipartisan Policy Center.
Voici la bande-annonce du film Wag the dog (1997), dans lequel Dustin Hoffman et Robert de Niro y tiennent un rôle magistral. Des personnes-clés de l'administration demandent l'aide d'un scénariste d'Hollywood pour inventer une guerre contre l'Albanie, non pas pour tester la réactivité du pays comme dans le cas du Cyber ShockWave, mais plutôt pour détourner l'attention du scandale sexuel éclaboussant le président à la veille des élections.
par Aude Boivin Filion
Personnellement, j'aurais indiqué dans le titre qu'on parle d'une simulation. Autrement, on induit les gens en erreur avec un titre provocateur, dans le seul but de les attirer ici.
Les étasuniens, friands de catastrophes, sont sur de faire comme au 9/11 quand on avait synchronisés plusieurs simulations pour coïncider le même jour ... que l'attaque terroriste. Je prédis tout un bordel demain.
ND,
J'espère que tu regardes pas les tire de journaux souvent... Deplus le titre est:
"Demain, les États-Unis affronteront une cyberattaque"
Ces asser rare que ce genre d'attaque est annonce au grand jour avant qu'elle ne se passe... Donc le titre lui même aurait du vous mettre la puce a l'oreille que ces pas un vrai attaque... Un peut de jugement avant de critique BV pour rien.
@ sebarpin
Premièrement je trouve le ton de ton commentaire méprisant à mon endroit. Je ne suis pas un imbécile. Je sais très bien qu'on annonce pas une attaque d'avance. Et je les lit les titres de journaux et souvent, ils sont tapageur et ne reflète pas la réalité de l'article. Et effectivement je trouve que le titre de cet article fait tapageur pour rien ce que d'habitude BV ne fait pas. Je n'ai pas dit que l'article était pourris. J'ai juste émis une opinion, comme quoi je n'aimais pas le titre.
J'ai le droit d'aimer ou pas un titre ou un article. J'ai aussi le droit d'émettre mon opinion à ce sujet. Dans ce cas ci, c'est une question de goût. j'ai le droit de ne pas aimer. Le jugement n'a rien à voir la dedans.
Et en passant, au risque de passer pour un "critiqueux", les erreurs 500 lors d'envoi de commentaires se produisent encore.
C'est beaucoup moins fréquent par contre.
Je fais ce commentaire à titre informatif pour informer qui de droit chez BV.
Tout grand ou petit quotidien qui ne se respecte pas aime mettre un titre exagéré, ou juste en partie vrai pour faire moussé les gens qui on cliqué sur ce titre pour le lire tout ou en partie... comme ici, sebarpin prends vraiment pour des cruches les gens qui lit ici... hahaha
Bien reçu, pour les messages d'erreur, ND. En passant, mon titre ne visait vraiment pas à induire les gens en erreur ni à faire du sensationalisme d'ailleurs. Il servait juste à attiser la curiosité des gens. Ahh, la dictature du clic! ;)