Seulement quelques instants après le séisme d'une magnitude de 7 survenu mardi vers 17 h en Haïti, les réseaux sociaux croulaient déjà sous les messages, l'envoi d'informations de première main et les témoignages. Les réseaux sociaux sont certainement devenus une source privilégiée par les internautes pour obtenir un suivi de cet événement en temps réel.
Comme à l'habitude advenant des catastrophes (naturelles ou non), les réseaux sociaux diffusent presque toujours en primeur les premières images, postées par les témoins. Par exemple, les médias traditionnels ont mis plus de quatre heures avant de publier les premières images des conséquences du séisme, tandis que les Haïtiens les avaient déjà rendues accessibles sur les réseaux depuis quelque temps. Néanmoins, de fausses images ont circulé sur le Web.
Les principaux réseaux sociaux n'ont pas chômé depuis mardi. Par exemple, un groupe de soutient à Haïti a été créé sur Facebook - presque de 11 500 membres s'y sont inscrits - et le chanteur Wyclef Jean, d'origine haïtienne, a utilisé son compte Twitter pour lancer un appel à la solidarité.
De même, grâce à une collecte de fonds organisée sur les réseaux sociaux, un photographe et un journaliste de Rue Frontenac pourront quitter le pays pour faire la couverture du séisme en Haïti; ils quittent vendredi sur un vol financé par leurs lecteurs et internautes supportant leur projet.
De plus, CNN a même créé des listes répertoriant des comptes Twitter pour suivre en temps réel le fil des événements en guise de complément d'information et publié sur son site Web, les messages d'internautes qui font référence au séisme dévastateur d'Haïti.
Des sites spécialisés offrent aussi plusieurs informations et cartes pour évaluer la gravité du séisme. Mentionnons le Centre sismologique Euro-Méditerranéen et un projet expérimental actuellement testé et qui consiste à surveiller les tweets pour détecter les tremblements de terre, par le Geological Survey des États-Unis (détails du séisme)
Voici deux vidéos diffusées sur YouTube, qui montrent l'ampleur des dégâts en Haïti et la souffrance de la population.
par Aude Boivin Filion
Et à quand des comptes twitter pour les administrations étatiques pour porter secours aux gens ??? Près de 100 000 morts ? Quelle horreur...