«Au cours des vingt ou trente prochaines années, les cyberattaques feront de plus en plus partie de l'arsenal de guerre», peut-on lire dans le cinquième rapport annuel de l'éditeur de logiciels antivirus McAfee. Pour ce denier, la course mondiale à l'armement virtuel est devenue une menace d'envergure et a principalement des visées politiques.
Baptisé Virtual Criminology Report, ce rapport déjà controversé et élaboré par une vingtaine de grands experts des relations internationales du monde entier sème un petit vent de panique en affirmant que les attaques informatiques à visées politiques deviendront presque monnaie courante d'ici quelques décennies.
Parmi les pays cyberarmés les plus actifs figureraient la France, la Corée du Nord, la Russie, les États-Unis, Israël et la Chine. L'hacktivisme viserait principalement les institutions politiques et les gouvernements, mais aussi les infrastructures majeures (transports, secteur des finances, réseaux de distribution d'eau ou d'électricité, etc.) et le secteur privé.
Par exemple, rappelle McAfee, les États-Unis avaient prévu lancer une cyberattaque contre l'Irak en 2003, dans le but de bloquer le système financier du pays. Mais récemment, la Maison Blanche, le Département de la Sécurité Intérieure et les Services secrets ont aussi subi leur part d'attaques informatiques.
Le grand public ne serait évidemment pas épargné par les attaques virtuelles: «Premièrement, par rebond, il sera touché s'il y a de fortes perturbations dans le trafic aérien ou la distribution d'eau ou d'électricité. Deuxièmement, de nombreuses attaques mettent en œuvre des botnets (des réseaux d'ordinateurs zombies contrôlés par des pirates) et la plupart des PC impliqués sont ceux des particuliers», indique McAfee.
Le rapport se penche aussi sur le manque de préparation des gouvernements à affronter les menaces engendrées par ce nouveau concept mal défini de «cyberguerre».
par Aude Boivin Filion
À part pour nous taxés, est-ce que ça arrive que les gouvernements sont prêts pour quelques choses ?