La plateforme de vente veut ainsi défendre le droit des vendeurs à se départir de leurs biens sans restriction et les acheteurs à se procurer des produits parmi un vaste éventail de choix.
eBay ne souhaite donc pas se faire imposer une sélection prédéterminée de marques de produits à marchander.
Selon l'entreprise, les marques prétendent ainsi vouloir restreindre le commerce de produits d'imitation, mais ce ne serait qu'un prétexte de plus pour tenter de bloquer la vente de leurs produits sur leur site.
Or, eBay affirme être sensibilisé au problème que représente la contrefaçon et que seulement 0,15% des produits annoncés en sont soupçonnés. D'ailleurs, le site de vente aux enchères aurait même gagné une série de procès dans laquelle l'entreprise était accusée de contrefaçon.
En mai dernier par exemple, eBay a gagné ses procès contre L'Oréal en France et en Angleterre, ces justices considérant le site de vente américain comme un hébergeur plutôt qu'un éditeur. L'année d'avant, la Belgique avait même jugé que eBay «n'avait pas une obligation de surveiller de manière systématique les ventes sur son site».
Cependant, une condamnation avait obligé eBay à débourser plus de 38 millions d'euros (62 millions $CAN) à LVMH en 2008, pour contrefaçon et violation de son réseau de distribution sélective de parfums, rapporte Le Journal du Net.
Le principal argument favorisant eBay devant la justice serait que le commerce de vente en ligne y est perçu comme repoussant les limites de la concurrence locale et faisant tendre le marché vers un réseau transfrontalier.
Plus de 276 millions de membres sont inscrits à eBay.
(Source: Le Journal du Net)
par Aude Boivin Filion