La Corée du Sud a connu jeudi une troisième vague d'attaques informatiques depuis la dernière fin de semaine. En tout, sept nouveaux sites web, dont un gouvernemental, ont été attaqués, peut-être par la Corée du Nord ou par des groupes pro-Pyongyang, selon certains rapports.
De nombreux sites sud-coréens et américains ont été attaqués depuis le 4 juillet dernier, jour de la fête nationale des États-Unis. Du côté américain, on compte notamment les sites Internet du département du Trésor, des services secrets, de la Commission fédérale de Commerce et du département du Transport, tandis que du côté sud-coréen, on compte ceux de onze agences gouvernementales, dont les ministères de la Défense et de la Maison Bleue, la résidence officielle du président Lee Myung-bak.
Aujourd'hui, ce sont notamment l'agence d'espionnage sud-coréenne, l'une des plus importantes banques du pays et le site du principal quotidien sud-coréen qui ont été attaqués.
Comme dans le cas des deux autres vagues, les sites sont tombés en panne à cause d'attaques par déni de service. Une attaque par déni de service consiste à bombarder un serveur de requêtes, jusqu'à ce que ce dernier sature et ne puisse plus fonctionner correctement.
Même si les soupçons pour ces attaques pointent vers la Corée du Nord, aucune preuve ne permet pour l'instant d'accuser formellement le pays dirigé par Kim Jong-Il.
par Maxime Johnson