Une firme d'avocats de Chicago a déposé une demande de recours collectif contre Amazon, au nom de toutes les personnes qui auraient été lésées par la suppression de livres électroniques opérée à distance par la librairie en ligne.
Il y a environ deux semaines, des clients qui avaient téléchargé des copies électroniques de deux ouvrages de George Orwell - «1984» et «La ferme des animaux» - ont été sidérés de constater qu'Amazon avait effacé ces fichiers sous prétexte que l'éditeur de ces livres ne possédait pas les droits nécessaires (voir 1984: Amazon efface à distance des livres électroniques téléchargés).
Amazon s'est excusé et a promis que ce type d'incident ne se reproduirait plus, mais cela n'a pas faire taire les critiques et le mécontentement face à une telle pratique. Aujourd'hui, Amazon est la cible d'une poursuite en rapport avec cet incident.
L'action judiciaire cite notamment l'expérience de Justin Gawronski, un étudiant de 17 ans qui dit avoir perdu le fruit de son travail lorsqu'Amazon a effacé l'ouvrage électronique de son lecteur Kindle.
Le jeune homme explique que, dans le cadre d'un devoir pour un cours d'été, il avait abondamment annoté sa copie du livre «1984». Après qu'Amazon ait effacé son exemplaire électronique de l'ouvrage, ces notes sont devenues pratiquement inutilisables parce qu'elles se référaient à des passages précis.
La plainte mentionne également que la suppression de livres électroniques est contraire aux conditions d'utilisation du Kindle, qui prévoient que le client «a le droit de garder une copie permanente» du contenu numérique téléchargé, et de le consulter «un nombre illimité de fois».
par Jean-Charles Condo
maudite belle façon de nous dire quoi lire et ne pas lire.
Et si on le lit, on l'efface pour être sur qu'on ne le relira pas.
C'est quand même très ironique que ce soit tombé sur 1984.
Cocio : tout à fait !
Et surtout çaimplique le fait qu'ils peuvent savoir ce qu'on possède, lire notre kindle etc... bravo !! pfff
Ça tombe vraiment mal pour Amazon alors que le «pirate aux ovnis» (article précédent) pourrait écoper d'une amande de 800.000 $US et faire face à une peine maximale de 70 ans d'emprisonnement pour avoir simplement fouillé dans des ordinateurs privés. Que ceux-ci appartiennent à l'armée ou à la NASA n'a pas d'importance, c'est qu'ils soient privés qui en a.
L'incursion des entreprises envers les ordinateurs privés est de plus en plus problématique et j'attend avec impatience le résultat de ce jugement.
Qu'une librairie ayant pignon sur rue émette le désir de reprendre un ouvrage vendu est une chose, mais que cette même librairie débarque chez vous et le reprenne physiquement, ça dépasse tout entendement.
@Martin R
Une amande à 800k US$ Elle doit gouter très bonne cette amande à ce prix là . Vive les lapsus orthographiques :)
Cocio_16, en effet! mdr...
Je vois qu'il y a des amateur de "novlangue" sur ce blogue...
...en fait il faudrait plutôt dire "Cette amande doit avoir un bon goût..." car "elle doit goûter trés bonne" est un anglicisme ("it must taste good")...
B.B.
BB, Ã ce compte:
Je vois qu'il y a des....est aussi un anglicisme car, dans la langue de nos amis du sud, ça se dit: I see that there are...