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mercredi 13 mai 2009 à 9H40

Riposte graduée: les FAI britanniques réitèrent leur opposition


UK003.JPGLes fournisseurs d'accès Internet (FAI) du Royaume-Uni ont réitéré cette semaine leur opposition à la création d'un système de riposte graduée pour pénaliser les internautes qui téléchargent illégalement du contenu.

L'opposition de l'association des FAI britanniques survient quelques heures après l'adoption par le parlement français du projet de loi Hadopi, qui devrait favoriser la mise en place en France d'un système de déconnexion des internautes après trois infractions.

«Les FAI britanniques ainsi que les groupes de défense des droits des consommateurs estiment que la riposte graduée est une réponse disproportionnée au piratage de contenu», soutient l'association qui représente les FAI du Royaume-Uni.

Le gouvernement britannique dirigé par le premier ministre travailliste Gordon Brown s'est également montré réticent face au concept de riposte graduée. Le ministre de la Propriété intellectuelle, David Lammy, soutient que de nouvelles lois plus sévères envers les internautes seraient trop difficiles à gérer et «qu'il n'est pas question d'arrêter des adolescents dans leur chambre à coucher».

Le gouvernement britannique a plutôt annoncé son intention de créer une agence dont le mandat sera de combattre le téléchargement illégal de contenu dans les réseaux Peer-to-Peer (P2P). L'agence aura le mandat de trouver des façons de contrer le piratage qui font consensus auprès des FAI, de l'industrie du divertissement et de la population.

La semaine dernière, mentionnons par ailleurs que le Parlement européen a ajouté sa voix à celles qui s'élèvent contre l'adoption de la riposte graduée en Europe. Dans une très large majorité de 404 voix pour, 57 contre et 171 abstentions, les eurodéputés ont voté pour tenter d'empêcher les pays européens de couper l'accès Internet des internautes sans une décision de justice en ce sens.

(Source: BBC)


par Christian Leduc


VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 3 commentaires


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    Richard a dit le 13 mai 2009 Signaler ce commentaire

    Yeah! Les britanitiques ont du bon sens. Heureusement qu'ils sont venus lors de la conquête nous sauver ses tarés de français (qui n'avaient de beau que la langue aparrement et pas l'esprit et les principes).

    Autrement, élégamment dit, "anti-piratage" reste une chimère pour continuer à engraisser une industrie patentée et mercantile. Le modèle est tombé, point; passez à autre chose plutôt de faire des crises hystériques d'enfants gâtés le derrière assis sur vos milliards... NOS milliards!

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    Piou a dit le 14 mai 2009 Signaler ce commentaire

    Bien dit Richard, pour aller encore plus dans ce sens, les maisons de production sont des dinosaures complètement a côté du marché! Quand on voit que les artistes ne touchent que 10% des ventes de CD... Et que les titres en téléchargement légaux sont à 1$ environ alors qu'il n'y a plus de cout de fabrication, de transport, de vente (la caissière) et presque plus de marketing... Ca reste disproportionné, et de nos jour les artistes qui réussissent sont ceux qui montent sur scène et qui attirent du publique lors de leur concert! Pour que Radiohead en arrive a donner leur musique moyennant un "don" symbolique des "consommateur" c'est vraiment qu'il y a un problème non?

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    Sylvain a dit le 14 mai 2009 Signaler ce commentaire

    A mon humble avis, tout le monde prend le problème à l'envers. Il semble que les majors perdent des $ parce que des gens utilisent leurs produits sans payer. Soit. Ils ont raison. Et la police a raison d'intervenir - une partie de son mandat consistant à protéger la propriété.

    Mais là ou le bat blesse, c'est que très souvent, très très souvent même si j'en crois mon expérience et ce qu'on me raconte, les gens ne téléchargent pas gratuitement ce qu'ils auraient payé par ailleurs. C'est même tout le contraire : ou bien ils téléchargent (volent) ce qu'ils n'auraient de toute façon pas acheté, ou bien le fichier téléchargé illégallement les séduits à ce point qu'ils _achètent_ le produit physique !

    Je ne compte plus les DVD que j'ai achetés suite à un téléchargement illégal. Idem pour les livres, la musique et même les bandes dessinées !

    Évidemment, le jeune couple qui n'a pas 100 $ devant lui va piquer du contenu. Et c'est un vol pur et simple et répréhensible - j'en suis conscient. Mais quand ce couple aura pas mal de milliers de $ devant lui, il fera comme les autres : il préférera acheter (et ce faisant _voter_ pour un contenu qu'il aime) que voler. Et quel sera son choix ? Pas compliqué, il tentera d'acheter les trucs (obtenus à l'époque illégalement) qui l'auront séduits.

    Et pourquoi quelqu'un de sain voudrait-il payer pour ce qu'il peut obtenir gratuitement par ailleurs ? Parce qu'il voudra encourager la production de ce qu'il préfère, rien de plus.

    Quand j'achète la collection complète d'Astérix (facilement téléchargeable sur internet), je dis à Dargaud : eh, mon pote, ça, c'est ce qui me plait - fais-en d'autres.

    Or cette voix est inaudible lorsqu'on télécharge illégalement.


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