Google a déposé il y a un peu plus d'un mois un brevet sur une technologie qui devrait lui permettre de numériser plus de livres, plus rapidement. Définitivement, Google a la volonté d'aller de l'avant avec son projet.
Le brevet déposé décrit un numériseur muni d'un capteur infrarouge qui permet de détecter la courbure des pages d'un livre, puis d'ajouter l'engin de reconnaissance de caractères. Google gagne ainsi du temps et de la précision, et évite de devoir briser la reliure du livre.
Rappelons que le projet Google Books ou «Google Recherche de Livres» a fait l'objet d'une grande controverse dans l'industrie du livre; plusieurs regroupements américains d'éditeurs ont d'ailleurs entamé une procédure de recours collectif contre Google, avant de parvenir à un accord. Au Québec, l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a annoncé il y a deux semaines qu'elles recommandait à ses membres de se retirer du projet.
Selon l'ANEL, tous les éditeurs dont un ou plusieurs livres ont été numérisés par Google font partie du projet, bien qu'ils n'aient rien signé. Ils doivent donc signaler leur refus d'adhérer au projet par écrit.
(source: TechCrunch, ANEL (PDF))
par Gabriel Rodrigue
puis d'ajuster l'engin ?
olf: En détectant la courbure de la page avec le capteur infrarouge, on connait le profil de la page numérisée avec une excellente précision. Ensuite, il suffit de faire un peu de mathématiques et de géométrie pour reconstituer l'image sans distortion. Je n'y vois pas beaucoup d'ajustements possibles!
L'ajustement va être en fonction de la courbure de la page. C'est le capteur qui va donner les indications.
En tant qu'écrivaniteux, j'approuve.
À-peu-près temps que la littérature se démocratise :)