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vendredi 10 avril 2009 à 9H04

Chercheur d'IBM: «La loi de Moore tire à sa fin»


Gordon_Moore.jpgUn chercheur d'IBM soutient que la «loi de Moore», qui stipule que le nombre de transistors dans un processeur double tous les deux ans, tire à sa fin.

Bien qu'il ne soit pas le premier à faire cette affirmation, le chercheur Carl Anderson a expliqué cette semaine, dans le cadre de l'International Symposium on Physical Design 2009, que les logiciels actuels, même les plus avancés, ne nécessitent plus le même rythme de croissance stipulé par Gordon Moore, un des trois fondateurs d'Intel.

En 1965, Gordon Moore a émis l'hypothèse que la complexité des semiconducteurs proposés en entrée de gamme doublait tous les ans à coût constant depuis 1959. Dix ans plus tard, le docteur en chimie a raffiné sa «loi» en ajoutant que le nombre de transistors des microprocesseurs doublait tous les deux ans. Trente-quatre ans plus tard, ses prédictions se sont avérées très proches de la réalité.

Or, la «loi» est vouée à être dépassée, comme le soutient Gordon Moore lui-même. Lors de l'Intel Developer Forum de septembre 2007, Moore a d'aileurs prédit que sa «loi» ne serait plus valide dans dix à quinze ans car l'industrie approche de plus en plus des limites physiques de la micro-électronique.

Lors de sa conférence cette semaine, Carl Anderson a pour sa part soutenu que l'industrie n'a déjà plus les moyens financiers nécessaires pour construire des usines capables de doubler tous les deux ans le nombre de transistors sur les microprocesseurs.

Carl Anderson affirme que l'industrie se tourne plutôt vers d'autres technologies potentiellement moins coûteuses que la miniaturisation afin d'augmenter la puissance des microprocesseurs: les interconnexions optiques, l'empilement des transistors en trois dimensions ainsi que l'utilisation accrue d'accélérateurs, qui consiste à confier une fonction spécifique à un circuit intégré dédié uniquement à cette tâche.

(Source: EE Times)


par Christian Leduc


VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 10 commentaires


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    LPPH a dit le 10 avril 2009 Signaler ce commentaire

    Sans parler des ordinateurs quantiques.

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    stvcc a dit le 10 avril 2009 Signaler ce commentaire

    En gros la puissance des ordinateurs continuera a doubler à tout les 2 ans mais sans nécessairement se miniaturisé d'avantages .

    Et de toute façon qui dit a Anderson ce qui se fait dans les labos de HP,Intel,AMD pour nommé que ceux la ..

    Popular Electronic indique que Texas Instruments serait capable de fabriqué des DSP 100x plus petit que ceux des version 2008 connue dans les systems arm9 Davinci ....

    En gros je crois que Anderson y va fort sans nécessairement être aux deux ans ... la lois de Moore pourrait probablement s'appliqué aux 3 ans ou 4 ans ... jusqu'à ce que une nouvelle techno voient le jour pour tout relancé .

    comme l'indique LPPH ... l'ordinateur quantique est en voie de devenir un fait réel et cela très bientôt ... plusieurs modèle sont en cour de développement .

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    Benoit.mtl a dit le 10 avril 2009 Signaler ce commentaire

    Quantique et dans quelques décennies... organiques.

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    JG a dit le 10 avril 2009 Signaler ce commentaire

    et si on demandait au développeur, ingénieur de simplement être moins gourmant dans les logiciels et OS qu'ils développent. Pas pour tout les systèmes, je sais, mais d'un côté, on a des logiciels et OS gourmant en matériel demandant de la puissance et de l'autre du développement pour des OLPC, téléphone protable, iPhone et même les petit netbook qui sont de petites machines. La puissance à tout pris pour être capable de rouler une application WEB eb JAVA quand on peut faire plus simple pour de plus petite machine, C'est la que je bug.

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    JG a dit le 10 avril 2009 Signaler ce commentaire

    pour les mordu du français j'ai fait des fautes je sais et aussi des fautes de frappes au clavier.

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    tadam a dit le 10 avril 2009 Signaler ce commentaire

    JG: D'une part, je crois que tu as raison, les développeurs se soucient de moins en moins des performances des logiciels mais en même temps, pourquoi les blâmer? Avec les processeurs et la quantité de ram contenue dans la majorité des ordinateurs de nos jours, la majorité des logiciels (excluant l'OS Windows qui est extrêmement gourmand) n'arrivent pas, même en se souciant peu des performances, à utiliser pleinement les capacités des-dits ordinateurs. Ce n'est qu'en lançant plusieurs logiciels gourmands qu'on peut commencer à noter un ralentissement des performances. Ça serait comme limiter la vitesse sur les routes à 50 alors que tout le monde roule en ferrari.

    D'un autre côté, le fait de se soucier un peu moins des performances apporte de beaux avantages je crois comme un coût de production diminué (et donc, possiblement le prix de vente également), des interfaces plus conviviales et personnalisables (ce qui n'est pas si utile en soit j'en conviens mais agréable) ou encore des options supplémentaires qui à première vue peuvent paraître inutiles mais qui, au final, améliorent grandement l'utilisation du logiciel.

    Bref, je sors un peu du sujet de l'article mais je crois quand même que l'époque où nous devions limiter le développement logiciel parce que peu de gens avaient un ordinateur capable de le supporter est révolue, un peu comme les sites Internet affichant seulement du texte. Maintenant, un grand pourcentage de la population est sur la haute-vitesse alors les développeurs de site peuvent ajouter davantage d'images, d'animations et d'intéraction dans leurs sites. "Pourquoi ne pas continuer à faire des sites Internet seulement avec du texte?" Parce que c'est agréable pour l'oeil, voilà! ;)

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    Julien a dit le 11 avril 2009 Signaler ce commentaire

    Je pense qu'il y aura toujours place à amélioration. Les programmeurs aiment travailler avec des langages de haut niveau, comme le Ruby ou le Python. Si on voulait faire un système d'exploitation en Python (pour un usage de tout les jours) aujourd'hui ça serait vraiment impensable parce que notre hardware est trop lent. Mais imaginez si on pouvait multiplier par 10 ou 30 la puissance de nos processeurs. L'architecture du processeur ne serait plus autant importante qu'elle l'est actuellement (quand on développe en C pour maximiser les performances). On pourrait faire des logiciels vraiment performant qui seraient multi-platteforme.

    De plus, je pense que les langages de programmation vont se démocratiser et permettre à de plus en plus de gens de programmer pour régler des problèmes bien à eux. Et ces langages faciles à apprendre pour tout le monde, c'est des langages de haut niveau qui prennent plus de mémoire et de CPU.

    Je crois donc qu'on a encore des avancements à faire pour que l'ordinateur soit aussi rapide qu'on aimerait qu'il le soit.

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    P_A_P_Y a dit le 11 avril 2009 Signaler ce commentaire

    Je suis tout a fait d'accord avec JG, il n'y a pas si longtemps je trouvait des programmes magnifiquement concus sur une disquette de 3.5 po ... maintenant ca prend un DVD de 4.7 gig pour nous le vendre

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    joeblog a dit le 12 avril 2009 Signaler ce commentaire

    J'ai lu quelques part que IIS a besoin de près de 1,5 Go d'espace pour s'installer. Et que le même type de serveur sous Linux n'a besoin que d'environs 10% de cette espace. C'est chiffre sont bien sûr pas tout à fait précis, mais dans une moyenne. Pourquoi Microsoft fait des soft plus pesant que tous ce qui ce fait ailleurs? Logiciels espion? Ça c'est certain!

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    tchounga a dit le 17 avril 2009 Signaler ce commentaire

    Il est nécessaire de continuer d'augmenter la puissance des ordinateurs professionnels.
    La masse des données à traiter suit elle aussi une loi de moore, on est passé du texte (quelques milliers de caractères) à des images (quelques millions de caracères) à des films (quelques centraines de millions...) avec la HD on passe à un nouveau cap...
    On voit aujourd'hui arriver des équipes de développement, des logiciels qui sont plus beaux mais la qualité du code devient en effet de pire en pire, avec les outils qui permettent au developpeur d'oublier la couche données, on arrive à du code qui ne fonctionne pas des que volume de données augmente, et il ne cesse de croitre...
    Alors pour juguler l'augmentation des données et la pauvreté du code, on doit continuer de faire des circuits de plus en plus rapides.


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