Stacy Snyder devait obtenir en mai 2006 son diplôme en éducation. Elle ne l'a pourtant jamais eu. La faute à MySpace?
Alors qu'elle était en stage, Snyder aurait publié sur MySpace une photo intitulée «Drunken Pirate» (ou «Pirate saoule») où on la voyait boire. Selon l'Université, cette conduite était non-professionnelle et aurait pu nuire au climat de classe, si des étudiants avaient vu la photo, d'autant plus que son rapport de stage souligne de nombreux problème à contrôler la discipline en classe.
La jeune femme alors âgée de 25 ans avait du abandonner la profession d'enseignante, puisqu'elle n'avait pas réussi à obtenir un permis d'enseignement. Devenue gardienne d'enfants, elle avait souhaité poursuivre l'université qui, selon elle, violait son droit à la liberté d'expression.
Voilà qu'un jugement a été rendu: l'Université n'aura pas à accorder de diplôme en éducation à Snyder, puisqu'elle n'a pas complété avec succès un stage obligatoire. L'Université a toutefois décidé de lui accorder un diplôme en arts, pour lequel elle était qualifiée. Selon le juge, l'Université n'a pas violé le droit à la liberté d'expression de l'étudiante puisque la publication de la photo aurait effectivement pu nuire à sa pratique.
Une copie du jugement est disponible en ligne (PDF).
par Gabriel Rodrigue
Encore une chance que MySpace ne montre pas les soirées dans les club de danseur, si non il n'y en aurait plus qu'une qui perdrait leur diplôme, les filles sont de vrais folle là dedans, c'est pas croyable. Nous les hommes dans les bars de danseuses, s'il fallait faire juste le quart de ce qu'elles font, soit crier ou hurler ou sauter partout, on nous sortirait sur la tête en moins de deux.
Bob: les filles vont pas au bar de danseurs pour les mêmes raisons que les gars qui y vont. aussi simple que ça. elles ne vont pas assouvir les mêmes besoins disons... il me semble que c'est simple non.. je trouve ça plus sain comme esprit chez les femmes que chez les hommes à vrai dire!
Il faut se demander si c'est la perte du diplôme est due à la photo dans MySpace ou à ses aptitudes à compléter son stage...
Je suis perplexe face à ce jugement car ceci indique qu'une photo personnelle pourrait alors justifier le refus à l'obtention d'un diplôme d'études, à un emploi, à des ressources...
Où est la limite entre les activités personnelles et les activités professionnelles? Est-ce qu'un employeur pourrait congédier un employé à cause de photos publiées sur MySpace/Facebook dont il juge qu'elles sont inappropriées?
En ce qui me concerne: On devrait s'afficher publiquement sur Internet de la même façon qu'on le fait lorsque l'on va dans un lieu publique. Si on veut partager des photos "particulières", il est possible de restreindre à un cercles d'ami(e)s, nos exploits personnels.
Mes 2 sous!
Bien fait pour elle, quand est-ce que le monde vont apprendre à vivre? Combien de fois on voit le monde mettre leur pieds sur les bancs et sur les tables? Sont MAL élevés, bien fait pour elle.
J'ai pu voir la photo sur Google Image search. Elle ne fait que boire une gorgée et n'a pas l'air dépravée et saoule. Je suis certain que la plupart des gens ont l'air bien pire lors de leur party d'halloween. L'université en question a bien trop fortement réagit.
Une saoulonne, voilà ce quelle est.
Moi je fais attention avec les jugements de la cour. Comme le démontre les déboires de la RIAA et de la MPAA, on ne juge pas les gestes de la personne mais ce que la loi dit sur ces gestes. Ce qui donne lieu à des jugements parfois complètement farfelus et débranchés. À mon avis c'est ce qui arrive ici.
Dans votre article, vous mentionnez : "Selon l'Université, cette conduite était non-professionnelle et aurait pu nuire au climat de classe, si des étudiants l'avaient vu..."
En effet, il peut être raisonnable de penser que cette conduite aurait pu nuire au climat de la classe si des étudiants l'avaient vu... Mais personne ne semble vraiment savoir si des étudiants l'ont effectivement vu. Aussi, il n'est pas très raisonnable, surtout de la part d'une université, de porter un jugement basé, à priori, sur une supposition, une hypothèse...
Aussi, dans ce cas très précis, je pense que cette conduite aurait été non-professionnelle si elle avait été exécutée sur les lieux même de la profession ou durant l'exercice de celle-ci. Sans compter que, comme le fait remarquer Bob, il y a des professionnels(les) dans ce monde qui ont des conduites non-professionnelles et ce, en dehors de leur profession. Doit-on les suspendre ou leur enlever leur permis d'exercice pour cette raison ? On ne peut apporter de réponse toute faite à ce dilemme, car chaque cas est unique et donc différent.
Aussi, les gens devraient se demander si prendre un verre est une conduite non-professionnelle ?
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Une photo vaut 1000 mots comme le disait Pierre Péladeau. Aussi, on peut faire dire n'importe quoi à une photo. Vous n'avez qu'à regarder la 1ere page du Journal de Montréal. Souvent, les photos n'ont rien à voir avec leur gros titre. Elles ont souvent été prises à un autre moment, bien antérieur, à ce que le titre fait référence. Sans compter que ça se truque une photo...
Mais dans ce même article, on mentionne aussi : "...l'Université n'aura pas à accorder de diplôme en éducation à Snyder, puisqu'elle n'a pas complété avec succès un stage obligatoire..."
Ce qui est vrai. Car pour mériter un diplôme encore faut-il avoir terminé et réussi ses études.
La leçon qu'on retire de cette histoire est la suivante. Faîtes ce que vous voulez, en dehors de votre profession, mais ne vous faîtes pas prendre, car vous risquez d'être congédié.
@ pfff
Cette jeune fille a peut-être l'excuse de la boisson pour avoir fait la conne mais pas toi........
Les paroles s'envolent et les écrits restent.
Il faut donc s'en remettre au vieil adage qui dit : Si tu ne veux pas que ça se sache, fais-le pas!
C'est d'autant plus vrai à l'ère du numérique avec la multiplication des caméras et appareil-photo dans les cellulaires et où Youtube et Google deviennent notre mémoire collective et qu'elle n'oublie rien. Quand c'est rendu sur Internet, c'est trop tard, ça y sera pour toujours.
La vie, c'est dur... tellement qu'on y laisse sa peau.
Il faudrait pas que ces dirigeants aient faire un tour à la polytechnique... Les saouleries sont choses communes là .