En Israël, un opérateur de téléphone mobile offre des minutes gratuites à ses abonnés en échange du visionnement de publicités.
«Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible», avait déclaré en 2004, Patrick Le Lay, l'ex-PDG de TF1, dans un entretien publié dans le livre Les Dirigeants français et le changement.
En Israël, l'opérateur Cellcom a bien saisi le message en lançant hier une offre permettant à ses abonnés d'accumuler des minutes de communications gratuites en échange de la disponibilité de leur cerveau. Pour cumuler ces minutes, les abonnés doivent regarder des publicités sur leur téléphone mobile et répondre ensuite à des questions, afin de prouver qu'ils étaient bien attentif. Cellcom offrira en échange jusqu'à 45 minutes par mois à ses abonnés.
«C'est un moyen pour nous d'attirer de nouveaux jeunes abonnés», a déclaré à l'agence Reuters le vice-président du marketing de Cellcom, Adi Cohen, qui a également précisé que ce modèle économique n'affectera pas les finances du groupe et permettra d'offrir un service moins dispendieux aux moins de 30 ans, visés par cette offre.
Cellcom est le premier opérateur mobile en Israël avec 3,1 millions d'abonnés. L'offre qui permettra, selon Cohen de «savoir exactement ce que les clients veulent et être plus ciblés», s'inspire de Sugar Mama une offre proposée par Virgin Mobile aux États-Unis depuis 2006.
par Marc-André Brouillard
SVP, respectez vos lecteurs et cessez ce mauvais placement média qui pousse une pub non voulu aux internautes qui visitent votre site!
Un lecteur assidu, malheureusement très déçu de cette décision publicitaire.
Et le cerveau humain, bien qu'il soit souvent disponible, n'est sûrement pas à vendre à de la pub, aussi bien dire qu'il le serait à de la propagande.
Incroyable ! Si j'ai bien compris le publiciste passe un examen, pour s'assurer du lavement de cerveau de sa publicité et si on répond bien et on le mérite, on obtient le temps d'antenne comme un chien à qui on donne son biscuit après avoir bien répondu à son maître.
J'espère juste que cette tactique ne fonctionne pas et que les gens ne répondent pas à ça. Et dire que c'est avec l'argent des consommateurs que ces compagnies paient tout ça; il faut vraiment être conscient de ce qu'on consomme car consommer c'est aussi approuver un produit et tout ce qui va avec, incluant la publicité aliénante.
C'est effectivement pour cette raison que j'essaie toujours de consommer des produits et/ou services sur lesquels il y a le moins de publicité et du même coup, ne pas à avoir à payer pour ces frais de publicité qu'on le veuille ou pas, c'est nous qui les payons en bout de ligne. Imaginez, si on réussissait à obtenir un jour que plus un produit est publicisé moins il est consommé, on subirait beaucoup moins cette pollution agressante qu'est devenue la publicité.
Le concept est loin d'être nouveau, il a été implémenté en Europe au début des années 2000. cependant, je ne sais pas si l'idée a eu du succès. Le fait d'avoir une économie qui est trop basée sur de la publicité est parfois inquiétant.
La pub, ça passe, mais le questionnaire! Si ce n'est pas de l'élevage de mongol, je ne sais pas c'est quoi.