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mercredi 20 août 2008 à 10H21

Piratage: poursuites civiles contre 7 000 internautes britanniques


piratage_logiciels.jpg Des poursuites civiles seront intentées dans les prochains mois contre 7 000 internautes britanniques qui sont suspectés d'avoir téléchargé illégalement du contenu sur les réseaux Poste-à-Poste (P2P), ont annoncé mercredi les avocats représentant plusieurs entreprises de divertissement.

Les avocats, qui oeuvrent tous au sein du cabinet Davenport Lyons, demandent cette semaine à la Cour supérieure du Royaume-Uni un avis pour forcer les fournisseurs d'accès Internet à leur donner les noms et les adresses de ces 7 000 internautes.

David Gore, l'un des avocats de Davenport Lyons, a indiqué que des démarches judiciaires ont déjà été entreprises contre certains de ses internautes qui ont été identifiés récemment et qui ont refusé de répondre à la mise en demeure envoyée récemment par le cabinet.

Selon le Times, le cabinet d'avocats envisage même la possibilité de poursuivre un total de 25 000 internautes. Afin d'éviter des procès interminables, le cabinet proposerait aux internautes une entente à l'amiable où ces derniers acceptent de payer 300 livres sterling (environ 600 dollars canadiens) pour ne pas aller en cour.

Les avocats de Davenport Lyons viennent d'ailleurs de remporter une victoire juridique contre une femme qui avait partagé en ligne un jeu vidéo de la firme TopWare Interactive. Elle devra rembourser un montant total de 16 000 livres sterling (plus de 32 000 dollars canadiens) au fabricant.

Rappelons que, sous les pressions du gouvernement britannique, les six principaux fournisseurs d'accès Internet (FAI) de la Grande-Bretagne ont conclu le mois dernier un partenariat avec le lobby du divertissement pour combattre le piratage de contenu.

Les FAI Virgin, BT, Orange, Tiscali, BSkyB et Carphone Warehouse ont tous signé l'entente proposée par la British Phonographic Industry (BPI) pour envoyer des centaines de milliers de lettres à tous les internautes britanniques soupçonnés de télécharger illégalement du contenu.

La BPI cherche également à convaincre les FAI de créer un système où les internautes qui téléchargent illégalement du contenu se feraient tout simplement couper leur connexion Internet après trois avertissements.

Pour lire d'autres articles portant sur les pressions des lobbies du divertissement pour combattre le piratage de contenu, cliquez sur les liens suivants:

- L'Europe vote sur des lois contre le piratage (7 juillet)
- Téléchargement illégal : «trois prises avant la déconnexion» (4 juillet)

(Sources: Reuters, BBC)


par Christian Leduc


VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 11 commentaires


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    ALEX a dit le 20 août 2008 Signaler ce commentaire

    ..... c fou ...... vive la liberté ......

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    LPPH a dit le 20 août 2008 Signaler ce commentaire

    Vive les vieilles cassettes audio 4 pistes. Dans ce temps là où les artistes ne se plaignaient pas et où les compagnies de disques pouvaient rien faire.

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    JP a dit le 20 août 2008 Signaler ce commentaire

    Ça va être intense tantôt ici....le débat légalité vs p2p....héhé....je reviens ce soir pour me marrer ! :P

    Vive les 8 track ! J'en veux un dans mon char ! :P

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    Santra a dit le 20 août 2008 Signaler ce commentaire

    @JP
    C'est ça le pire: il y aura des pirates qui vont se présenter en victimes en prétextant qu'ils sont les chevaliers de la croisade pour la "liberté".
    Ça va être comme ça au Canada avant longtemps.
    Je me marre.

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    killedman a dit le 20 août 2008 Signaler ce commentaire

    ouip, mais d'un côté ... ...

    Me faire poursuivre pour 32 000 $ ... sa vide tous mes comptes et m'endette pour encore des années.

    Vrais que je partage rien et télécharge plus. Vive BELL et ça connections pourrie.

    Mais ouiap un va bien se marrer ici.

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    fabrice quenneville a dit le 20 août 2008 Signaler ce commentaire

    Ca c

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    Nicolas a dit le 21 août 2008 Signaler ce commentaire

    Avant le p2p on échangeait des disques durs dans des racks de mp3. 10 Go à l'époque. Aujourd'hui, c'est la contenance d'une grosse clef usb. Et un disque dure faire 1To.

    C'est une lutte perdu d'avance. Mais à long terme, il ne font que s'attaquer à leurs meilleurs clients (les études montrent que les plus gros acheteurs sont aussi les plus gros téléchargeurs).

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    Santra a dit le 21 août 2008 Signaler ce commentaire

    @ Nicolas a dit le 21 août 2008

    "Mais à long terme, il ne font que s'attaquer à leurs meilleurs clients (les études montrent que les plus gros acheteurs sont aussi les plus gros téléchargeurs)."

    C'est totalement faux et illogique. C'est le genre de légende urbaine avec lesquelles les pirates essaient de se donner bonne conscience.

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    Yan a dit le 21 août 2008 Signaler ce commentaire

    Être a la place de ses pirates je m'arrangerais pour refuser de payer l'amende de 600$ et je les laisserais se démerder avec leur interminable poursuite qui soit dit en passant ne changera absolument rien a la situation actuelle et imaginer 7000 ou même 25 000 personne poursuivie et condamner a payer une amende et la prison ça n'a tout simplement aucun sens...

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    IamLou a dit le 21 août 2008 Signaler ce commentaire

    Ha, ces maudits pirates, hey?
    je me souviens aussi des 8-tracks mais encore plus des 45 tours que n'importe qui pouvait acheter. Les compagnies de disques ont essayé, avec les cd, de profiter de leurs clients et ont perdues. Plusieurs artistes de renom et même certains sans nom reconnaissent la valeur du P2P: c'est ça qui vend les spectacles et les spectacles font vivre les artistes. Les cd font vivre les gros execs du maison de disque.
    Le P2P existera toujours! Lorsque nous ne pourront plus télécharger les esclaves des maisons de disque, nous téléchargerons le travail des affranchies!

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    IamLou a dit le 21 août 2008 Signaler ce commentaire

    Ha, ces maudits pirates, hey?
    je me souviens aussi des 8-tracks mais encore plus des 45 tours que n'importe qui pouvait acheter. Les compagnies de disques ont essayé, avec les cd, de profiter de leurs clients et ont perdues. Plusieurs artistes de renom et même certains sans nom reconnaissent la valeur du P2P: c'est ça qui vend les spectacles et les spectacles font vivre les artistes. Les cd font vivre les gros execs du maison de disque.
    Le P2P existera toujours! Lorsque nous ne pourront plus télécharger les esclaves des maisons de disque, nous téléchargerons le travail des affranchies!


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