Le public anglais aura bientôt accès sur Internet à des cartes répertoriant les crimes violents ou les vols survenus dans leur quartier, a annoncé lundi le département de l'Intérieur. Le ministère britannique, chargé de la sécurité publique, a déclaré que ces cartes donneraient aux citoyens un meilleur aperçu de l'étendue de la criminalité dans leur secteur, rapporte le Times de Londres.
Plus précisément, les cartes dresseront une liste des différents types de crimes survenus dans les différentes rues des quartiers d'Angleterre et du Pays de Galles sans toutefois donner d'adresses exactes. Les cartes seront accompagnées de statistiques sur le nombre de crimes et de pourcentages liés aux populations totales.
Pour la secrétaire de l'Intérieur, Jacqui Smith, «le public est la meilleure arme de lutte contre la criminalité. En publiant des cartes sur la criminalité, mises à jour fréquemment, nous pourrons mieux informer les gens sur les problèmes dans leur région et nous leur permettrons d'avoir un mot à dire sur ce que la police devrait faire dans leur quartier. Cela contribuera à accroître la confiance du public dans la police et créera des communautés plus sûres».
Pour sa part, le Royal Institution of Chartered Surveyors, un organisme de défense des propriétaires, s'inquiète de l'effet que pourrait avoir sur le prix des maisons la publication de telles cartes.
par Marc-André Brouillard
Mais ça va servir à quoi exactement ?
À faire capoter le monde, où faire augmenter les primes d'assurances ?
Quelqu'un qui a pas les moyen de changer de cartier va faire quoi ?
Marc, tu as raison. Malgré que je trouve que l'idée est bonne en principe, elle a énormément de mauvais côtés! Plus de criminialité dans un secteur, les gens qui ont les moyens vont déménager. Résultat: l'évaluation foncière des résidences diminue, les gens auront de plus en plus de difficulté à s'assurer, l'économie s'écroule...
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Je crois qu'il n'y a pas de meilleur moyen pour créer des "ghettos"; sachant qu'en Europe le clivage racial est beaucoup plus marqué qu'ici, je ne vois que des problèmes pour l'avenir.