Lors de son deuxième forum sur la gouvernance de l'Internet (FGI), l'ONU a mis l'accent sur la protection des enfants contre les pédophiles qui sévissent sur le Web, rapporte l'Agence France-Presse.
Le forum, qui se déroulait jusqu'à jeudi à Rio (Brésil), réunissait 1 300 représentants des gouvernements de 109 pays, du secteur privé, de la société civile et de la communauté d'Internet.
«S'il y a eu des disparités sur certains sujets tels que l'accès et la diversité, en matière de protection des enfants il y a un consensus», a déclaré à l'AFP Bernard Behnamou, un délégué français.
Selon les participants du forum, la technologie a considérablement accru l'exposition des enfants aux prédateurs sexuels. Ils soutiennent cependant que les policiers de différents pays accomplissent mieux leur travail en échangeant davantage d'informations pour arrêter les cybercriminels. Plusieurs participants ont cité en exemple le cas du présumé pédophile canadien Christopher Neil, arrêté le mois dernier en Thaïlande.
La secrétaire générale adjointe du Conseil de l'Europe, Maud de Boer-Buquicchio, a pour sa part déclaré qu'Internet offre un maximum de droits à ses utilisateurs, mais que trop peu de restrictions sont imposées. Selon elle, il est important de rapidement trouver de nouvelles façons de faire pour s'attaquer plus efficacement aux cybercriminels.
Maud de Boer-Buquicchio souhaite notamment que les pays membres de l'ONU ratifient la convention européenne sur la cybercriminalité et celle contre l'exploitation des enfants et les abus sexuels.
Outre la pédophilie sur le Web, les participants du FGI ont également abordé d'autres enjeux, dont celui de réduire l'inégalité d'accès à Internet dans les pays pauvres. Rappelons que cinq êtres humains sur six n'ont pas accès à Internet, selon des chiffres avancés lors du forum.
Pour plus d'informations sur ce forum organisé par l'ONU, cliquez ici.
par Christian Leduc
J'imagine la question ...
"Êtes-vous pour ou contre la pédophilie?".
Rien de surprenant alors, au fait qu'ils soient tous d'accord.
Pendant ce temps les États-Unis appliquent leur veto partout où ça pourrait faire une vraie différence...