Trois ans après avoir été reconnu coupable de pollupostage pornographique illégal en vertu de la loi américaine Can-Spam, un Californien reçoit une sentence jugée trop clémente par des experts en sécurité informatique.
En août 2004, Nicholas Tombros comparaissait devant un tribunal américain où il était accusé de pollupostage illégal au sens de la loi Can-Spam. Équipé d'un ordinateur portable, celui-ci déambulait en voiture à la recherche de connexions Wi-Fi non sécurisées qu'il exploitait pour expédier des courriels non sollicités faisant la promotion de sites Web à caractère pornographique (détails).
Presque trois ans plus tard, un laps de temps considérable qui n'a pas été justifié par les autorités, le polluposteur reçoit sa sentence: une amende de 10.000 $US, trois ans de probation et six mois de détention à domicile, peut-on lire dans DailyBreeze.
Pour Graham Cluley de la firme de sécurité informatique Sophos, cette sentence est trop clémente et le délai de trois ans est difficilement explicable:
«La condamnation devrait être beaucoup plus rapide si l'on veut envoyer aux autres polluposteurs le message clair que leurs activités criminelles sont inacceptables», estime-t-il dans le communiqué de la firme.
Sophos ajoute que cette affaire devrait rappeler aux internautes particuliers, aussi bien qu'aux entreprises, qu'il est important de sécuriser leur connexion Wi-Fi afin d'éviter qu'elle ne soit exploitée par des pirates informatiques ou des polluposteurs.
par Jean-Charles Condo