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jeudi 19 juillet 2007 à 12H51

L'accès à la technologie est "une nécessité" pour le développement des pays pauvres


L'accès à la connaissance et à la technologie n'est "pas un luxe mais une nécessité" pour le développement des cinquante pays les plus pauvres de la planète, affirme une agence des Nations unies, qui propose dans un rapport publié jeudi de mieux former les agriculteurs, limiter l'exil des travailleurs les plus qualifiés et créer un fonds pour financer la recherche technologique.

"La science, la technologie et l'innovation ne sont pas un luxe, mais une nécessité pour les pays les plus pauvres" et s'il n'y accèdent pas, la situation de leurs quelque 800 millions d'habitants risque de s'aggraver, prévient le rapport 2007 de la CNUCED (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement) sur la situation des pays les moins avancés.

Pour le directeur de l'agence en charge des pays les moins avancés (PMA), Habib Ouane, qui a présenté ses conclusions à la presse à Paris, "les échecs des politiques de développement pendant les quinze à vingt dernières années sont en grande partie imputables à l'oubli" du fait que l'innovation et la recherche sont "la clé du développement".

Il a relevé que la croissance économique des PMA, qui dépasse pourtant les 5%, "n'a pas été créatrice d'emploi". Elle a en effet été "déséquilibrée", poussée par les exportations de matières premières ou de produits agricoles sans contribuer au développement de l'industrie ni à l'amélioration des techniques agricoles. A cet égard, il a relevé que l'aide au développement consacrée à la recherche agricole avait "baissé de 40% dans la décennie 1990-2000".

La CNUCED préconise donc de placer désormais la recherche et le développement "au coeur" de tous les programmes nationaux et internationaux destinés à lutter contre la pauvreté dans ces pays.

En particulier, elle demande un effort de formation des agriculteurs et de recherche appliquée sur les méthodes de culture pour contribuer à "une nouvelle révolution verte". L'objectif premier serait d'accroître les rendements des produits de base comme les céréales.

D'une manière plus large, la CNUCED propose la création d'un "fonds d'innovation" qui permettrait aux plus pauvres "de rattraper le retard technologique dont ils sont victimes" en finançant les projets de développement et d'innovation des petites entreprises ou des agriculteurs.

La CNUCED demande aussi aux pays les plus développés de contribuer, de manière volontaire, à limiter la fuite des cerveaux. Environ "17% des personnels de haut niveau des PMA travaillent dans les pays développés de l'OCDE" et contribuent, par leur départ, à appauvrir le dynamisme économique de leur pays d'origine, a déploré Habib Ouane.

Il a donc "proposé" que les pays développés "décident d'éviter autant que faire se peut de recruter des ressortissants de ces pays sur une base définitive", en contribuant au retour dans leur pays des travailleurs migrants les mieux formés et en aidant à compenser leur départ. "Il y a davantage de médecins béninois dans la région parisienne qu'au Bénin", a-t-il ainsi observé, souhaitant que la France contribue en échange à "la formation d'agents du service médical en vue d'aider le gouvernement béninois à retenir ses talents".

Sur Internet: www.cnuced.org

Par Laurent Pirot

© La Presse Canadienne, 2007


par la rédaction


VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 1 commentaire


  • img_5
    diallo a dit le 25 juillet 2007 Signaler ce commentaire

    c'est une bonne idee de faire face aux problemes des pays les plus pauvres sur tout le plans de developpemt
    surtout apres une bonne formation en dehors de leurs pays de rentree pour assister les autres


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