Le site de réseautage social Facebook s'ouvre aux applications tierces. En permettant à des compagnies comme Amazon, Digg et Microsoft de s'installer sur ses pages, et d'y faire de l'argent, Facebook attaque de front son concurrent Myspace.
Déjà 65 compagnies travaillent à créer des petits programmes qui permettront aux usagers de personnaliser leur page, a annoncé le jeune président de Facebook Mark Zuckerberg lors d'une conférence tenue hier à San Francisco.
Pour Zuckerberg, 23 ans, cette ouverture est comparable à celle il y a fort longtemps d'une petite compagnie du nom de Microsoft, qui avait permis aux entreprises tierces d'écrire des programmes pour son système d'exploitation. Pour lui, Facebook est maintenant un «système d'exploitation social».
La première compagnie à faire des affaires sur Facebook sera le libraire en ligne Amazon.com. Son application «Book review» permettra dès la semaine prochaine aux 24 millions de membres actifs de Facebook d'insérer des critiques de livres sur leur page.
Ilike, une petite entreprise de Seattle, compte quant à elle permettre aux usagers d'écouter et d'acheter la musique de leurs amis.
De telles applications permettront à Facebook de s'attaquer à l'une de leurs principales critiques, c'est-à -dire qu'il n'y a rien à y faire pour les membres, mis à part ajouter des amis à leur réseau.
Contrairement à son concurrent Myspace, Facebook était jusqu'ici uniformisé et laissait peu de place à la personnalisation des espaces Web. Mark Zuckerberg joue donc dans les plates bandes du site de Rupert Murdoch en proposant cette métamorphose.
Zuckerberg, qui aurait refusé une offre d'achat de 900 millions $ de Yahoo l'an dernier, espère attirer des milliers de compagnies tierces dans son aventure.
par Maxime Johnson