Le commissaire à l'éthique et à la déontologie va se pencher sur le cas de l'ex sémillante ministre du gouvernement Charest afin de voir si elle a, oui ou non, contrevenu aux règles en devenant Vépette chez Raymond Chabot Grant Thornton.
L'éthique est quelque chose d'aussi flou qu'une idée caquiste et aussi élastique qu'un bungee avant qu'il ne cède sous la pression et la fricton. Mais pour éviter toute confusion et apparence flagrante d'intérêt conflictuel, Nathalie Normandeau aurait pu choisir autre chose que le siège de vice-présidente au développement stratégique d'une entreprise qui ne perd pas le Nord.
C'est ainsi que l'ex de Charest aurait pu combler divers postes vacants dans notre belle province qui manque sérieusement de main d'œuvre généreuse et désintéressée dans des domaines vitaux pour la société. Ce faisant, elle aurait montré sa bonne foi et nous aurait prouvé qu'elle ne quittait pas la politique pour des raisons comptables.
Tout d'abord, Nathalie aurait pu ouvrir une garderie. Elle aurait gagné moins que chez Raymond Chose Grand Truc, mais elle aurait certainement eu l'aide de ses amis du gouvernement pour obtenir quelques subventions. Et nous savons qu'il manque cruellement de garderie.
L'ancienne égérie du gaz de schiste aurait pu ouvrir un restaurant en région qui ne manque pas de Tim Horton mais a un déficit de table ou manger beau, bon, pas cher.
Je l'aurai bien vue animatrice dans un camp de jeune, la Normandeau. Elle est dynamique, motivante, jolie et elle a à cœur l'avenir du Québec.
Elle aurait pu aussi tout simplement devenir, et il n'y a pas de honte à ça, femme au foyer. Ça aurait amplement illustré les raisons personnelles qui lui ont fait quitter son poste, son bureau et sa limousine.
Son grand cœur et son désintéressement auraient pu la mener à faire du bénévolat, à devenir aidante naturelle, à travailler dans une maison qui vient en aide aux femmes, à mettre son énergie communicative au profit des malades en phase terminale, à participer à des projets au service de la collectivité,...
Mais ce n'est pas ce qu'elle a fait.
Comme Mister Couillard avant elle, Miss Normandeau a choisi de quitter le siège éjectable de ministre pour mettre à profit son expérience des rouages de l'état et ses contacts dans les plus hautes sphères de la politique afin de travailler dans une entreprise privée où elle se fera des couilles en or sans devoir les exhiber devant les journalistes, les chroniqueurs et les électeurs.
par Pascal Henrard