Après l'histoire des deux frères morts seuls et abandonnés dont Cécile avait parlé dans son dernier billet, paradoxalement, le sujet qui nous saute au visage sur la toile depuis hier, c'est la mort très publique du Ministre Claude Béchard.
Elle est d'autant plus publique qu'elle se déroule presque en temps réel depuis quelques années, alors que le Ministre a fait plusieurs allers et retours entre la rémission et la rechute, chaque fois se déplaçant d'un Ministère à un autre. Depuis juin 2009, prévoyant sans doute un déclin inévitable dans sa santé, on lui avait confié le Ministère peu exigeant de l'Agriculture.
Le Web a témoigné d'une manière éclatante de sa rapidité de propagation en rapportant dans le même bloc de deux heures, la démission du Ministre pour raisons de santé et sa mort, annoncée, instantanément démentie et aussitôt confirmée, autant sur Twitter que sur la Toile.
La contradiction entre les «anciens» modes de transmission des communications n'ont jamais été aussi apparents qu'au moment où Pascal Henrard a propagé sur Twitter l'article de Rue Frontenac, pour l'instant média purement Internet, qui racontait le ridicule d'un Mario Dumont souhaitant un bon rétablissement à Claude Béchard à 22h30, alors qu'il était décédé depuis plus de cinq heures.
Malgré le fait que l'événement était relativement local (le Québec et un peu le Canada par extension), jamais on a eu autant l'impression qu'Internet compressait le temps en le réduisant à une simple ligne qu'on peut parcourir dans tous les sens. On a pu, simplement en cherchant des informations à son sujet, voir réapparaître plusieurs des étapes du parcours du combattant de Claude Béchard, de «guérison» en rechute, comme une sombre prémonition d'une mort annoncée.
En plus, dans le concert habituel et légitimement mérité d'éloges au sujet du Ministre décédé, on a gommé les moments plus sombres et plus critiqués de son parcours politique. Le principe est habituel depuis toujours dans le monde politique et journalistique québécois comme planétaire. Par contre, à l'heure de la mémoire virtuelle ineffaçable, on ne peut pas effacer les traces un peu moins consensuelles que la vie d'un homme public laissent derrière lui.
Étrange, de vivre en quelques jours, des morts aussi diamétralement opposées, deux dans une solitude épouvantable et suscitant de nombreuses interrogations et l'autre, intensément publique, anticipée, répétée et annoncée au point où elle transfigure presque l'homme qui s'est en allé. Car, quand on y pense, il y a dix ans, la mort d'un simple Ministre, aussi sympathique et honnête soit-il, aurait-elle pu se transformer en un deuil national?
par Marc Desjardins
L'article du journaleux Henard sur Rue Frontenac est tellement cheap. La bande défilant était pourtant très visible et clair...
Pour rassurer vos lecteurs, c'est pas un "a don" si M. Béchard est mort hier en même temps que sa démission. Cela faisait déjà une petit bout qu'on ne l'avait pas vue. Pour faire le rapprochement avec mon grand père décédé, dans les deux dernières semaine l'état de quelqu'un peut dramatiquement chuté, si bien qu'on a pas le temps d'avoir un lit à l'hôpital qu'on est déjà mort.
Avec la complicité de sa famille, car gravement diminué et sur son lit de mort, M. Béchard à annoncé sa démission...
C'était un brave homme, un combattant...
On est dans le festival des liens ce matin ?
===============================================
Je n'ai jamais suivi ce politiciens d'aucune façon.
Pour moi il était un libéral faisant parti d'une équipe corrompue à l'os.
Je serais d'un grande hypocrisie de le sanctifier parce qu'il est décédé.
« c'était un grand homme....un bon père pour ses enfants.....il a tant donné dans son compté....il était apprécié par ses électeurs...nous perdons un homme honnête et travaillant....etc etc »
Tout ça est peut être vrai, mais seulement ceux qui le connaissent bien peuvent le dire.
Sur se sujet de mort,je suis entièrement en accord avec (( Guy )).Si une personne est chien et corrompu dans son vivant et qui ne se soucie guêrre des autres,il ne deviens pas un SAINT en mourant,il en demeure exactement la même personne et je ne le pleurerai pas pour autant.
Il était peut être quelqu'un de très près pour ses proches et aussi quelqu'un de très honnête mais dans le système d'engrenages politique et publique,il se doit dans assumer ses responsabilités.La vie est très dure et sans pitié pour personne.
Dans cette vie ,nous nous devons d'apprendre que nous sommes dans une jungle qui nous réserve des milliers de surprises dont on ne peu pas choisir mais plutôt en subir.
J'offre quand même toutes mes condoléances a sa famille et je leur souhaite d'avoir beaucoup de courage car sa vas leur apporter beaucoup de changement après se départ quand même assez rapide car il était encore très jeune pour partir de cet façon.
Des funérailles d'état pour un ministre de ... l'agriculture?
Au bulletin de 18h00 hier soir: «Toute l'heure sera consacrée au décès de Claude Béchard» ???
Vraiment?
Des images vidées en boucle, des témoignages en boucle et ASSEZ!!! après 10 minutes.
Corrigez moi si je me trompe, mais on dirait que plus ça va, plus on fait beaucoup de «sparage» lors de funérailles des personnes connues ou moins connues.
Prenez le cas de Vilanueva. On l'a presque érigé en héros, en grand bienfaiteur. Ce n'est qu'un ti cul, qui est mort par la faute de son frère criminel.
On donne dans l'excès, on exagère.
Mais, ce n'est peut être qu'une impression de ma part.
Entendu au club des ex ce midi de la bouche de Jean Pierre Charbonneau...un baveux et un arrogant !! En tous cas on ne s en souviendra pas comme ministre de l agriculture mais plutot pour ma part du dossier libéral pas clair du Mont Orfort...
Belle petite stratégie du gouvernement Charest afin de détourner l'attention portée sur la Commission Bastarache toute cette propagande autour d'un "simple" ministre? Personne n'en a parlé... Je n'en serais pas surprise puisqu'on semble utiliser la "belle image" qu'il projetait à tout escient... Oui c'est triste un jeune papa qui meurt et qui laisse des jeunes enfants derrière lui, mais c'est encore plus triste qu'on utilise son image publique à cette fin...
On doit maintenant parler de «St-Claude Béchard» .
On va lui élever une statue à l'oratoire St-Joseph et une autre à Ste-Anne de beaupré.